Bukavu : Le coup d’envoi de la campagne « Bukavu, ville verte » a été officiellement donné par la Direction du développement et de la coopération (DDC).
Le « mois vert », dédié au mois de mars 2026, a été officiellement lancé ce jeudi 5 mars par Thomas Jenatsch, directeur de la coopération suisse en RDC.
C’était au cours d’une conférence de presse organisée en compagnie du responsable des organisations non gouvernementales et de celui des artistes de Bukavu.
Selon Thomas Jenatsch, deux expériences personnelles l’ont motivé à consacrer ce mois de mars au plaidoyer et aux activités environnementales pour faire de Bukavu une « ville verte ». Il évoque notamment l’image de Bukavu après les premières pluies de septembre : le lac Kivu était rempli de bouteilles et de plastiques qui recouvraient les plages, bouchaient les entrées de la centrale hydroélectrique de Ruzizi et transformaient les routes urbaines en rivières, emportant sur leur passage la population, des motos et tout ce qui se trouvait sur leur chemin. Tout cela parce que la terre n’est pas capable d’absorber la quantité d’eau, parce que les arbres sont coupés, les espaces verts ont disparu et les collines sont érodées.
Le directeur de la DDC ajoute que la dégradation de l’environnement n’est pas seulement un problème esthétique : elle provoque également des glissements de terrain, des érosions à grande échelle et des problèmes de santé publique.
Il ressort que la situation est aggravée par l’absence d’un plan stratégique et par une faible prise de conscience de la population quant à la nécessité de prendre des mesures durables pour freiner la dégradation environnementale.
« Il est donc temps d’agir. Même si tous les citoyens et les autorités sont en principe conscients de ce problème, il y a actuellement peu d’actions concrètes pour faire face à ce défi », conclut Thomas Jenatsch.
Cette campagne, intitulée « Bukavu, ville verte », vise à sensibiliser la population et les autorités aux enjeux environnementaux, à renforcer les débats et le plaidoyer en faveur d’une ville qui protège ses espaces verts et développe des systèmes de gestion des déchets plus respectueux de l’environnement, et à mobiliser les citoyens pour des activités et des journées d’action.
Elle sera menée à travers quatre groupes de soutien :
– les chercheurs, à travers les universités (l’université officielle de Bukavu, l’université catholique de Bukavu, l’université évangélique en Afrique et l’institut supérieur pédagogique), pour des conférences et des journées de réflexion ;
– la société civile, à travers 12 organisations non gouvernementales qui mèneront des activités de sensibilisation dans les écoles, des activités de plantation d’arbres sur plusieurs sites, ainsi que des ateliers avec les autorités urbaines, communales et les cadres de base pour la mise en place d’un système de gestion des déchets ;
– les groupes d’artistes qui interviendront à travers la communication numérique, des bandes cinématographiques, des Å“uvres artistiques confectionnées à partir de déchets et une exposition lors d’une foire.
– les médias, qui communiqueront sur les activités du Mois Vert, organiseront des émissions et des débats, et produiront des spots dans l’objectif de mobiliser les communautés.
Gloire KOKO
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