Bukavu : Le programme Impact a été officiellement lancé par l’association des femmes des médias (AFEM) grâce à l’organisation Kvinna till Kvinna
Lancé ce lundi 16 mars 2026 à Bukavu par l’association des femmes des médias AFEM, le projet « Inclusion et autonomisation des femmes et des jeunes filles pour une paix féministe et durable dans l’Est de la République démocratique du Congo » vient de voir le jour.
Ce projet est financé par l’organisation suédoise Kvinna Till Kvinna, à travers le financement de l’Agence suédoise de développement et de coopération (SIDA). Il sera mis en œuvre dans les territoires de Walungu, Kabare et à Bukavu, dans le Sud-Kivu, ainsi que dans le Nord-Kivu, à Goma, Masisi et Rutsuru.
Ce projet vise à améliorer la présence et l’influence des femmes et des jeunes filles dans les processus et mécanismes de paix à tous les niveaux, ainsi qu’à autonomiser économiquement les femmes par le biais de structures communautaires de gouvernance financière.
Dans son mot, la coordinatrice de l’Association des femmes des médias (AFEM), Julienne Baseke, a précisé que cette activité était cruciale, car elle répondait aux droits fondamentaux et au besoin vital d’inclure les femmes et les jeunes filles dans les processus et mécanismes de paix à tous les niveaux. Les femmes et les jeunes filles sont les premières victimes des conflits armés ; elles sont la cible des belligérants, dont la devise est « détruire les femmes pour humilier et anéantir l’ennemi ».
Elle ajoute que les femmes et les filles travaillent également en première ligne pour offrir un soutien social aux survivantes, recueillir leurs témoignages et les orienter vers les structures de prise en charge.
Elle poursuit en expliquant que les organisations de femmes de la société civile mènent des actions de plaidoyer, ce qui confirme l’exigence fondamentale d’inclure les femmes et les jeunes filles dans les processus de paix.
« Les femmes et les jeunes filles ont un regard différent sur la paix et sur la sécurité. Leur regard est fixé sur la communauté, les besoins des populations locales, les droits humains, les causes structurelles de la violence et des conflits, plutôt que sur une approche ou un axe militariste. Les femmes enrichissent les contenus des accords de paix par leur sensibilité, leur expérience, leurs compétences et leur perspective », a conclu Julienne Baseke.
Signalons que cette activité de lancement se tient en présence de 50 femmes venues de plusieurs organisations de Bukavu, Kabare, Walungu, au Sud-Kivu, ainsi que de Goma, Masisi et Rutsuru, au Nord-Kivu.

Ce projet s’inscrit dans la thématique de la paix féministe.
La paix féministe est une approche large qui va au-delà de la conception militariste de la paix. Elle définit la paix non seulement comme l’absence de guerre, mais aussi comme l’éradication de toutes les violences structurelles, culturelles et de genre.
Elle se fonde sur les principes suivants :
– la participation et l’inclusion des femmes ;
Elle exige une présence significative et une participation active des femmes dans les négociations et les mécanismes de paix et de sécurité à tous les niveaux, afin d’assurer une paix durable.
Elle implique également la présence de femmes en tant que négociatrices et médiatrices dans la résolution des conflits, ce qui permet d’augmenter la durabilité des accords de paix.
– Démilitarisation : elle s’attaque aux causes profondes des conflits, notamment le militarisme et le patriarcat.
– Une approche holistique qui intègre la justice sociale (égalité des droits).
– Reconnaissance des expériences, atouts et force des femmes en tant qu’actrices clés de la résilience et de la reconstruction après les crises.
Gloire Koko
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