Bukavu : Les femmes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu réfléchissent aux stratégies à mettre en œuvre pour favoriser leur inclusion dans les processus de paix féministe et durable en RDC.

Posté par  Gloire KOKO   à  , ,      4 heures ago     43 Views     Laisser vos impressions  

Les femmes du Sud-Kivu et du Nord-Kivu sont plus que déterminées à exiger leur participation aux dialogues prévus sur la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Réunies lors d’un atelier sur la vulgarisation des accords de paix signés avec la RDC, organisé par l’association des femmes des médias (AFEM) avec le soutien de l’organisation suédoise Kvinna till Kvinna, ces femmes sont plus que déterminées à exiger leur participation aux dialogues prévus sur la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs.

Lors de cette deuxième journée, les femmes ont partagé leurs expériences sur les obstacles à la participation des femmes aux différents sommets et dialogues sur la paix en RDC, de 1999 à nos jours, notamment les accords de Washington et de Doha de 2025.

Elles ont notamment évoqué le manque d’information et de formation des femmes, l’absence de volonté politique, les normes sociales et coutumières, le manque de ressources financières, la faible participation des femmes aux instances de prise de décision, ainsi que l’impréparation et l’absence de stratégies.

Intervenant depuis Kinshasa, la présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, Me Néné Bintu Iragi, a invité les femmes à parler d’une seule voix et à identifier les alliés qui pourraient faciliter leur participation aux prochaines assises sur la paix en RDC. Elle rappelle qu’il reste six protocoles à signer à Doha et que les femmes doivent d’ores et déjà préparer leurs cahiers de doléances pour que leurs besoins spécifiques soient pris en compte.

Elle exige que le prochain protocole sur la commission vérité et réconciliation, une fois installé, soit dirigé par une femme. Les hommes qui l’ont dirigée ont failli à leur mission.

Concernant les accords déjà signés, notamment ceux de Washington et de Doha, Néné Bintu demande à ses pairs d’exiger leur participation à la mise en Å“uvre et à l’évaluation. Les femmes doivent identifier leur rôle dans l’exploitation des minerais et dans le cadre de l’intégration économique.

« Même si nous n’avons pas été associés aux négociations ou à la signature, nous devons exiger la participation des femmes aux mécanismes qui suivront. Cela est contenu dans la lettre que je vais déposer au Parlement, dans laquelle nous avons exigé que ces accords soient ratifiés par le Parlement et que des mécanismes de suivi soient mis en place. J’espère que cela fera l’objet de discussions lors de la session de mars qui vient de s’ouvrir au Parlement national », espère Néné Bintu.

Quels sont les alliés sur lesquels les femmes peuvent compter pour que leur participation soit effective et non négociable ?

Selon la présidente du bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu, il est possible de compter sur le ministère du Genre, le Comité national de la résolution 1325, la ministre du Genre, la ministre des Affaires étrangères, les ambassades qui soutiennent la lutte des femmes, ainsi que les députés nationaux.

Elle va même plus loin en proposant que les femmes exigent justice, réparation et réconciliation, car il n’y a pas de paix sans justice et réparation.

Les participantes à cet atelier ont convenu de rédiger une note de plaidoyer à déposer auprès des cinq médiateurs des négociations entre le gouvernement et les rebelles de l’AFC/M23, facilement joignables, comme madame Catherine SAMBA, chargée des questions humanitaires, ou l’ancien président du Kenya, Uhuru KENYATA, chargé des groupes armés, et bien d’autres, en établissant la liste des femmes qui portent les doléances de toutes les autres en vue des dialogues.

Plus de 50 femmes venues du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont réunies à Bukavu dans le cadre du projet « Inclusion et autonomisation des femmes et des jeunes filles pour une paix féministe et durable dans l’est de la République démocratique du Congo », mis en œuvre par l’Association des femmes des médias (AFEM) avec l’appui de Kvinna till Kvinna.

Gloire KOKO

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