BUKAVU : Les leaders, les acteurs de la société civile s’engagent à consolider la paix après une journée de réflexion organisée par le mouvement Rien Sans Les Femmes
En marge de la célébration de la journée internationale de la *paix, les leaders communautaires, des acteurs de la société civile s’engagent à construire la paix. Un engagement prit à l’issue d’une journée de réflexion sur le vivre ensemble, la consolidation de la paix, la promotion des valeurs de paix,… Une activité organisée par le mouvement Rien Sans Les Femmes avec l’appui financier de CAFOD, dans le cadre du projet : « TUFAULU PAMOJA ».
Après avoir identifié les valeurs de paix, de vivre ensemble comme la tolérance, l’acceptation mutuelle et le rejet des préjugés, les participants.es se sont engagés(es) à combattre la violence, les attitudes et comportement négatifs.
Emmanuel MUSOLE, Président-Coordonnateur du Barza Intercommunautaire du Sud-Kivu, s’engage de nouveau à la recherche de la paix et la *cohabitation pacifique entre communautés.
Celui-ci recommande les communautés au vivre-ensemble, à lutter contre les messages de haine.
Et Jules BYEMBA, le Bishop et de la Vision Barza Grands Lacs, promet de sensibiliser différentes couches de la population sur la cohabitation pacifique et la cohésion sociale, car selon lui, il y a pas de développement sans la paix.
Pour sa part, Esther AYALE, animatrice au sein de l’association Initiative de Restauration d’Espoir et Développement Intégral, la paix doit être construite autour de soi-même, sa famille et entourage dans le respect mutuel. Pour elle, cela va aider à la consolidation de la paix.

Et de son côté, Juvénal LUSHULE, de l’Association pour la Promotion et l’Inclusion des Albinos, il dit comprendre que la paix concerne tout le monde.
« Je m’engage à sensibiliser toutes les couches de la population sur la construction de la paix, à éviter les discours de haine et la manipulation. Nous devons nous unir pour bâtir une communauté de paix et de mieux être pour tous et toutes » confie Juvénal LUSHULE
Fatuma KIBANGALA, de l’organisation Tous pour le Genre, le Développement et la Paix, fait savoir qu’elle compte mobiliser toutes les communautés aux actions de vivre ensemble. Nous demandons aux communautés de privilégier les messages de paix et de vivre ensemble, dit-elle.
Quant à Victorine BULANGALHIRE, volontaire au Foyer E’KA BANA, elle s’engage à construire la paix dans sa famille, autour d’elle et dans son organisation. Pour elle, vivre ensemble rejette les préjuges, la haine et la discrimination.
Une invitation au vivre ensemble et à la cohabitation pacifique
Pour Stella YANDA,de l’Initiative Alpha, facilitatrice, pour elle , on doit toujours continuer à parler de paix, d’encourager le vivre-ensemble. Elle invite la communauté à dénoncer les attitudes et comportement qui fragilisent la *cohabitation pacifique,…
Elle encourage les communautés à poser les *gestes qui favorisent la cohabitation pacifique, le rapprochement, la non-violence, la tolérance et le bien de toutes et tous.
« Pour moi, ce qui pose problème, c’est surtout quand les gens se recroquevillent une seule identité. Exemple, je suis de telle ethnie et c’est tout. Pas intéressante cette idée ; on oublie qu’on peut être d’une ethnie quelconque, mais appartenir à un mouvement associatif, d’où cette théorie de l’identité ou ethnie multiple » confie Stella YANDA
Pour Rolande KAREBWA, de l’Association des Femmes Juristes Congolaises et membre du mouvement Rien Sans Les Femmes, elle souhaite que les participants.es à cette journée de réflexion puissent être des vecteurs des messages de paix, de vivre ensemble,…
Par ailleurs, elle conseille ces derniers.ères à continuer la sensibilisation de leurs communautés respectives afin que les habitants puissent vivre en paix, d’arrêter avec les discours de haine afin de passer aux actions qui vont conduire à la consolidation de la paix.
Signalons que le projet « TUFAULU PAMOJA, Phase II » bénéficie du financement de l’Ambassade de Suède, et est exécuté dans six points de coordination du mouvement Rien Sans Les Femmes dans six provinces. C’est notamment : Kinshasa ; Nord-Kivu ; Tanganyika ; Tshopo et Ituri ainsi que six plateformes provinciales de jeunes dans six provinces.
Deo CIKURU
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