Bukavu : Les professionnels des médias s’engagent à lutter contre les fausses informations

Posté par  Cikuru Kadjunga   à       4 mois ago     184 Views     Laisser vos impressions  

Les journalistes se disent être prêts à combattre les fausses informations, pratiquer un journalisme de paix. Un engagement pris à l’issue d’une formation organisée par l’Association des Femmes des Médias AFEM avec l’appui de la Coopération Suisse. Cette rencontre rentre dans  le cadre du projet : « Médias Professionnels et Inclusifs pour la promotion de la redevabilité sociale, la démocratie, la cohésion sociale et la bonne gouvernance du Sud-Kivu.» Elle a réuni des journalistes venus.es de Bukavu et des certains territoires.

Au cours des échanges, des professionnels des médias ont signalé certains comportements qui ne favorisent pas un journalisme de paix et la lutte contre les fausses informations. Ces derniers ont mentionné notamment : la diffamation, la partialité, la malveillance,  la corruption, le manque d’équilibre et vérification des faits,…

Par ailleurs, ces chevaliers de la plume promettent de continuer à œuvrer pour un journalisme de paix, qui respecte l’éthique et la déontologie, mais aussi promouvoir la diffusion des informations vraies, exactes, fiables et équilibrées.

Engagements des professionnels des médias

Loni IRENGE du média Habari RDC promeut d’informer les communautés dans le respect des normes de journalistes. Pour lui, cela passe par l’impartialité, l’indépendance et le respect de deux sons de cloche,…

Il promet aussi de vérifier les informations avant toute diffusion, mais aussi se rassurer qu’il y a pas de messages de haine.

Pour sa part Brigitte FURAHA, de la Prunelle RDC,  promet à travers les antennes d’animation et la production des émissions, de sensibiliser les habitants.es sur les méfaits des fausses informations.

Patrick CISHIBANJI, du Journal Le Souverain Libre salut l’organisation de cette formation dans le contexte actuel de la situation sécuritaire.

Il s’engage à fournir une information qui est vérifiée et équilibrée ; qui a les deux sons de cloche, mais aussi favoriser la production des contenus médiatiques qui favorisent la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

Pour Judith SIFA, de la radio SVEIN, elle promet l’organisation des émissions sur la construction de la paix, la lutte contre les fausses informations et la manipulation. Pour elle, le contexte actuel au pays, nécessite de sensibiliser les communautés à ne pas tomber dans les discours de haine,…

Et Chistelle MUBONWA, de la radio MULANGANE de Walungu, dit être prête à produire les contenus médias qui ne contiennent pas les fausses informations, de sensibiliser les communautés sur les bienfaits de vivre ensemble.

Et pour Judith SHOBOLE, de la radio Bukavu FM, s’engage à vérifier les informations avant toute diffusion, mais aussi être responsable. Pour les professionnels des médias se rassurer que les informations diffusées ne favorisent pas les préjuges, le tribalisme,…

Un sentiment de satisfaction du formateur et de l’AFEM

Pour Bernardin SEBAHIRE, cette formation tombe au moment opportun. Pour ce formateur , ces assises permettent aux journalistes d’être outillés.es sur les notions du journalisme de paix et de lutte contre les fausses informations au vu du contexte de la situation en RDC.  

Celui-ci salut les analyses des participants.es aux séances, mais surtout leurs engagements à œuvrer pour un journalisme de paix, mais aussi qui met en avant la lutte contre les fausses informations,…

« J’ai rappelé aux journalistes qu’ils doivent continuer à diffuser les informations vraies et exactes, de participer à la résolution des conflits, d’instruire les communautés, d’encourager les parties en conflit à chercher des solutions,… Aussi, j’ai rappelé qu’un bon journaliste doit toujours refuser la corruption, le tribalisme, d’œuvrer pour une seule partie en conflit,… Â» confie Bernardin SEBAHIRE

Pour sa part, Prisca BUKARABA, point focal du projet, salut les engagements des journalistes à travailler pour un journalisme de paix, la cohésion sociale et la lutte contre les discours de haine et les fausses informations.

Prisca BUKARABA invite désormais les professionnels des médias à produire des messages positifs pour déconstruire les fausses informations et lutter contre la propagande des rumeurs.

Signalons que des femmes et hommes journalistes ont participé à cette formation organisée dans la ville de Bukavu, le 15 octobre 2025, sur la déconstruction des fausses informations.

Deo CIKURU

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