Burundi : Les camps de réfugiés, transformés en mouroirs pour les Congolais, suscitent l’indignation des structures de la société civile.
Le 30 janvier 2026, le Comité exécutif pour la paix et la cohabitation communautaire (CEPCC) a rapporté 37 décès enregistrés dans le camp de réfugiés congolais à Ruhigi, au Burundi, depuis le début de l’année 2026.
La même source a précisé que, dans d’autres camps de réfugiés, on avait enregistré jusqu’à 105 décès depuis le début de la guerre à Uvira, le 8 janvier 2026.
Cette structure tire la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire dramatique des Congolais réfugiés au Burundi. Jusqu’à présent, aucune source officielle n’a confirmé ces statistiques.
La même source précise qu’il y a des jours où l’on enregistre 10 décès par jour. Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont les plus touchés.
Ahadi Byamasso, responsable du CEPCC, explique que ces décès sont dus au manque criant d’assistance humanitaire, à l’absence de soins médicaux, aux conditions d’hébergement précaires et à l’inexistence d’un encadrement structuré.
À ces conditions déjà difficiles s’ajoutent des actes de violence graves : certains réfugiés auraient en effet été attaqués à l’arme blanche ou à l’aide de flèches, ce qui aggrave encore davantage leur vulnérabilité.
Ces compatriotes souffrent, traversent le calvaire et vivent dans des conditions déplorables, car ils n’ont pas accès aux soins de santé en cas de maladie et trouver de la nourriture relève du miracle.
Ahadi Byamasso alerte les autorités locales, nationales et internationales sur cette situation afin qu’elles apportent de l’aide aux réfugiés congolais dans les différents camps et qu’une intervention urgente et concrète soit mise en place.
« Les réfugiés manquent d’eau potable, de nourriture, de soins de santé et d’abri, surtout pendant cette période pluvieuse, beaucoup souffrent de maladies d’origine hydrique. Les femmes enceintes passent des journées sans manger. Il y a des jours où l’on enregistre dix morts par jour, et c’est vraiment triste. Nous voulons rentrer chez nous », s’alarme Ahadi Byamaso.
Le Comité exécutif pour la paix et la cohabitation communautaire d’Uvira, Fizi, Baraka et Itombwe estime que les autorités compétentes devraient intervenir pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines dans les camps de réfugiés au Burundi.
Cette organisation, qui milite en faveur des réfugiés congolais au Burundi, plaide pour la réouverture de la frontière de Kavinvira, entre Uvira, en République démocratique du Congo, et le pays hôte, afin que ces réfugiés puissent regagner leur foyer et reprendre leurs activités habituelles. « On est mieux chez soi », dit-on.
Gloire KOKO
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