JM de la justice sociale :investir dans une justice sociale et équitable, c’est investir dans la paix (Déclaration d’Annie BINJA)
Le 20 février de chaque année, le monde célèbre la Journée mondiale de la justice sociale. En 2026, elle est célébrée sous le thème « Engagement renouvelé en faveur du développement social et de la justice sociale ».
Cette année, cette célébration intervient à un moment critique, après le deuxième Sommet mondial pour le développement social et l’adoption de la déclaration politique de Doha.
En RDC, cette journée est commémorée alors que l’est du pays est en proie à l’insécurité, avec des groupes armés qui terrorisent la population.
Annie Binja, coordinatrice de l’Organisation pour la promotion agropastorale et le développement au Congo (OPADC), rappelle que la justice sociale n’est pas un luxe : elle renvoie au respect des droits et à l’accès équitable aux ressources du pays.
Cette journée nous rappelle également l’importance de l’accès à l’éducation, à la santé, à la justice et à l’égalité de tous devant la loi. Elle souligne également la nécessité de promouvoir et de respecter les droits des groupes vulnérables.
Annie Binja souligne que la justice sociale est une condition essentielle au développement durable d’une communauté, pour promouvoir la cohésion sociale et la paix.
Malheureusement, notre communauté est aujourd’hui marquée par les inégalités sociales, les violences basées sur le genre et la marginalisation des femmes et des jeunes filles, ce qui fragilise notre cohésion sociale et alimente les conflits.
Annie Binja recommande ce qui suit : « Je lance un appel vibrant à l’État congolais, aux partenaires financiers, à la société civile et aux communautés locales pour qu’ils placent l’égalité entre les genres, la protection des droits de tous, ainsi que l’inclusion des femmes et des jeunes au cÅ“ur des politiques publiques et des réponses humanitaires. En effet, investir dans une justice sociale et équitable, c’est investir dans la paix, la cohésion sociale et l’accès équitable à la justice ». Conclut la coordinatrice de l’OPADC
Certains observateurs précisent que la population du Nord-Kivu et du Sud-Kivu vit dans une guerre atroce depuis trois ans, qui a causé la mort de milliers de personnes, en majorité des femmes et des enfants. La plupart d’entre eux n’ont pas été inhumés dignement, car ils ont été abandonnés à leur triste sort. Des villages entiers ont été vidés de leurs habitants, qui ont trouvé refuge dans des camps de déplacés dans des conditions inhumaines. Une année après la prise de Bukavu et de Goma, la population vit sans accès aux institutions bancaires et aux microfinances. Entre-temps, les autorités politiques et administratives se la coulent douce à Kinshasa, laissant le peuple dans le désarroi.
Rappelons que, lors de la déclaration de Copenhague de 1995, les États membres ont souligné que l’élimination de la pauvreté, le plein emploi productif et un travail décent pour tous, ainsi que l’inclusion sociale, constituaient les piliers interdépendants du développement social.
Gloire KOKO
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