Kalehe-Ihusi : 30 femmes et filles vulnérables et membres du NCE s’unissent pour leur autonomisation grâce à l’approche AVEC
Le territoire de Kalehe se trouve parmi les zones de la RDC où les inégalités économiques et sociales frappent durement les femmes et les filles, cette situation est exacerbée par leur accès difficile voire impossible aux opportunités financières.
C’est dans ce contexte que l’Association des Femmes des Médias AFEM avec l’appui financier de l’Aide de l’Église norvégienne NCA a organisé à Ihusi une formation pratique sur l’approche AVEC (Association Villageoise d’Epargne et de Crédit) dans le cadre du projet « Prévention des VSBG et lutte contre les inégalités dans la province du Sud-Kivu ».
Cette activité a rassemblé 30 femmes et filles vulnérable membres des Noyaux Club d’Ecoute NCE et d’autres catégories particulièrement vulnérables et marginalisées. L’objectif étant de renforcer leurs compétences en matière d’épargne, de crédit solidaire et de gestion autonome de micro-activités génératrices de revenus, pour une inclusion économique durable.
Pendant deux jours, les participantes ont été initiées aux principes de création, de fonctionnement et de gestion d’une AVEC, ainsi qu’aux notions de gouvernance, de discipline d’épargne et de crédit.
Tenez : 2 AVEC créées et un comité de gestion élu
Au terme de la formation, deux nouvelles AVEC ont vu le jour, chacune composée de 15 membres. Pour garantir la transparence et la bonne gouvernance, un Comité de huit membres a été élu, avec des rôles clairement définis :
- Présidente : assure le leadership du groupe, veille à la bonne organisation des réunions et au respect du règlement intérieur.
- Secrétaire : consigne les procès-verbaux des rencontres, tient les registres et les documents
- Trésorière : garde la caissette et c’est dans son domicile où se tiendront les réunions de l’AVEC.
- Deux commissaires aux comptes : vérifient les montants épargnés et prêtés afin d’assurer la transparence des transactions.
- Trois gardes clés : détiennent chacune une clé de la caisse, garantissant ainsi la sécurité des fonds par un système de verrouillage partagé.
Cette organisation favorise la confiance entre membres, la rigueur dans la gestion et la pérennisation des activités d’épargne et de crédit.
Lors de l’ouverture, Théophile Chenyange, chargé de suivi et évaluation au sein de l’Association des Femmes des Médias AFEM et responsable de cette activité a indiqué que :

« AFEM Å“uvre depuis plusieurs années pour la promotion des droits des femmes et des filles, en particulier celles vivant dans des conditions de vulnérabilité. Nos interventions couvrent plusieurs domaines, notamment la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre, la promotion des droits des femmes, l’inclusion économique et l’éducation aux médias. À travers cette activité, nous visons non seulement à renforcer les capacités économiques des participantes, mais aussi à créer un réseau de solidarité qui leur permettra de s’entraider, de développer des activités génératrices de revenus et d’améliorer leurs conditions de vie. Les résultats attendus sont clairs : des femmes plus indépendantes, capables de gérer leur propre épargne et d’utiliser à bon escient les fonds obtenus à partir des AVEC dans les Activités Génératrices de Revenu ».
Émue par sa nouvelle responsabilité, Bora Rubangura, fraîchement élue secrétaire de l’un des groupes, a partagé ses impressions :
« Je suis honorée de la confiance que mes pairs m’ont accordée. Grâce à cette formation, je me sens capable de bien remplir mon rôle. Tenir les registres, consigner les décisions et veiller à la transparence du groupe est une grande responsabilité, mais je suis prête à l’assumer pour que notre AVEC fonctionne dans la confiance et le respect de chacune. »

AFEM annonce que la même activité sera prochainement réalisée au profit du Noyau Club d’Ecoute de Nyabibwe dans le territoire de Kalehe. Cette extension vise à multiplier les opportunités d’autonomisation pour d’autres femmes et filles en renforçant leur capacité à générer des revenus et à s’émanciper économiquement.
Grâce à cette approche, les femmes et filles formées deviennent actrices de leur développement, capables de créer des solutions économiques durables pour elles-mêmes et pour leurs communautés.
Théophile HABAMUNGU
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