« Nous voulons reconstruire nos vies » : à Kalehe, des femmes brisées par la guerre se tournent vers de nouvelles opportunités économiques
À Kalehe-centre, dans le territoire meurtri par les conflits armés, quarante femmes déplacées, survivantes de violences sexuelles, marginalisées ou issues des peuples autochtones se sont retrouvées du 9 au 11 septembre 2025. Objectif : identifier des activités génératrices de revenus (AGR) capables de relancer leur vie et celle de leurs familles.
Parmi elles, Tumaini Magala Espérance mère de trois enfants et 5 dépendants, a tout perdu lors des affrontements. « Nos maisons ont été pillées, ma machine à coudre a été volée et les kits de fabrications des beignets. Ces deux activités m’appuyaient aux finances de la famille », confie-t-elle.
L’atelier, organisé par l’Association des femmes des médias (AFEM) avec l’appui du PNUD, a permis d’identifier plus de 30 AGR, allant de l’agriculture à l’élevage en passant par le petit commerce. Pour les participantes, il ne s’agit pas seulement d’apprendre à entreprendre, mais aussi de retrouver confiance en elles.
« L’objectif est de renforcer leurs capacités afin qu’elles choisissent des activités viables, même en période de crise », explique Théophile Chenyange, chargé de suivi à l’AFEM.
Les autorités locales encouragent les femmes à transformer ce soutien en véritable tremplin pour leur autonomie. « Considérez cet appui comme un capital à faire fructifier, pas comme une aide à consommer », a rappelé Jean de la Croix Ajolocan, représentant de l’administrateur du territoire.
Pour les habitantes de Kalehe, cette initiative marque un pas décisif vers la reconstruction et l’espoir d’un avenir plus stable.
Gloire Koko
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