RDC : 4 183 150 enfants de moins de 5 ans malnutris aigus ont besoin d’un traitement dans 21 provinces (Rapport IPC)

Posté par  Gloire KOKO   à  , ,      2 mois ago     373 Views     Laisser vos impressions  

Environ 4 180 000 enfants de moins de cinq ans souffrent d’une malnutrition aiguë et nécessite un traitement, ainsi que plus de 1 537 000 femmes enceintes ou allaitantes sont concernées par la malnutrition aiguë.

Ces chiffres sont contenus dans un rapport publié le 12 décembre 2025 par le cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire IPC après une analyse conduite au mois d’octobre 2025 qui a couvert 311 zones de santé, 11 territoires et 5 provinces de la République démocratique du Congo.

Parmi ces enfants, plus de 1 345 000 présenteraient une forme sévère de la malnutrition aiguë nécessitant une prise en charge rapide au sein des structures de santé.

Selon ce rapport, de juillet à décembre 2025, correspondant à la période de diminution saisonnière de la malnutrition aiguë, cinq unités d’analyse représentant au total 32 zones de santé sont classées en situation critique, tandis que 18 unités couvrant 16 zones de santé, un territoire et deux provinces sont classées en situation sérieuse.

Tout cela s’explique par l’alimentation de complément insuffisante, avec seulement 18% des enfants de 6 à 23 mois qui atteignent la diversité alimentaire minimale selon l’enquête nationale de nutrition en RDC 2023. L’accès alimentaire se dégrade également, car près de 69% des territoires étaient en crise sur janvier en juin 2025, avec plus de 21% des ménages en crise, les conditions WASH restent faibles avec moins de 50% des ménages qui ont accès à une source d’eau potable améliorées dans 18 provinces (moins de 15% au Kwango, Mongala, et Sankuru) tandis que dans les 25 provinces en dehors de Kinshasa, la majorité ne dispose même pas des latrines améliorées. De même, les morbidités contribuent lourdement à la détérioration de la situation nutritionnelle avec des augmentations assez significatives dans les zones de santé (la fièvre et la diarrhée touchent les enfants de moins de cinq ans).

Les flambées épidémiques aggravent également la situation nutritionnelle, la rougeole sévit dans plusieurs provinces avec 12 208 cas suspects et 22 décès du 1er au 31 mai 2025, soit plus de 50% de cas, Mpox (environ 3000 cas à Nyiragongo au Nord-Kivu ) avec 16 611 cas et 18 décès cumulés au Sud-Kivu à la semaine 36 avec un taux de létalité de 0,11 %, Ebola ( septembre 2025, Bulape au Kasai Oriental) avec 53 cas confirmés, 45 décès avec une létalité de 70%.

Selon ce rapport, l’insécurité civile persistante et les déplacements massifs de population dans l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu, en Ituri, Tanganyika)  et certains conflits interethniques au centre détériorent davantage l’accès aux services de santé de base notamment pour les ménages hôtes et déplacés.

Face à cette situation, le  cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire recommande de surveiller la morbidité endémiques et maladies hydriques, les flambées épidémiques, la sécurité alimentaires et la production agricoles des ménages, l’insécurité , les conflits et mouvements de populations, l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, les aléas climatiques, les catastrophes naturelles et l’enclavement, les prix des denrées, l’inflation et le pouvoir d’achat, et le fonctionnement et financement des services de santé et nutrition.

Rédaction

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