Sud-Kivu : Des femmes et leaders communautaires prennent conscience de leur rôle dans le rétablissement de la paix
Des femmes et leaders communautaires reconnaissent les rôles qu’ils ont à jouer dans le rétablissement et la consolidation de la paix au Sud-Kivu, c’est à travers l’influence qu’ils ont sur la communauté et la maitrise de problème communautaire. Lors d’un atelier d’échange organisé par le mouvement Rien Sans les Femmes, jeudi 2 octobre 2025 à Bukavu, ils ont discuté sur le contexte de la province du Sud-Kivu et les actions concrètes contextuelles, comme les dialogues et l’implication des femmes dans les initiatives de paix.
Selon Claudine M’Mulegwa, une femme leader de la commune de Kadutu qui a participé aux échanges, cette rencontre constitue pour elle un éveil de conscience vis – à – vis de ses capacités à mobiliser la communauté sur les questions de la paix.
« Je comprends que pour parler de la paix au pays, tout doit partir de la base, c’est pourquoi les femmes doivent être associées aux actions d’abord au niveau communautaire comme dans le forum de quartier. Ne pas les écarter car leur apport est important ».
A elle d’ajouter, « On a aussi parlé de l’éducation à la paix, c’est très nécessaire de mener des actions de plaidoyer pour que cela soit inclut dans le programme scolaire en RDC »
Pour Agnès Sadiki, membre de Rien Sans les Femmes et facilitatrice du jour, les mécanismes de rétablissement de la paix sont entre autre la communication non violente, le dialogue inclusif, la mobilisation des femmes et l’organisation des actions concrètes.

« La communication non-violente est très importante pour prévenir les conflits et pour les résoudre, elle implique l’écoute active, la tolérance, des qualités qui manquent à beaucoup d’acteurs. C’est pourquoi il est important de bien communiquer ».
Agnès Sadiki souligne que ces personnalités ont des grands rôles notamment la mobilisation communautaire, la médiation, la négociation et l’éducation à la paix.
« Les femmes et les leaders communautaires ont une connaissance fine du terrain et une légitimité locale indispensable pour les solutions durables. Leurs compétences dans la médiation et la négociation rappellent l’importance de les associer dans les assises et processus de recherche de la paix, pas de paix sans la participation de la femme, premières victimes des conflits » insiste Agnès Sadiki.
Cet atelier est l’une des activités de la deuxième phase du projet « Tufaulu Pamoja » mis en œuvre par Rien Sans Les Femmes dans six points de coordination en RDC, notamment Kinshasa, Bukavu, Goma, Tanganyika, Tshopo et Ituri avec le soutien financier de l’embrassade de la Suède à travers CAFOD a rappelé Alice Kubemwali, point focale adjointe du mouvement à Bukavu.
Alice W’IRAGI
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