Sud-Kivu/ Kalehe-centre : Une victime de la guerre retrouve le sourire après la relance de ses activités génératrices de revenus (AGR) grâce à AFEM et au soutien du PNUD et de ses partenaires. (Témoignage)
Les femmes et les filles de Kalehe-Centre retrouvent le sourire après avoir tout perdu lors de la guerre de janvier 2025 qui a frappé cette région de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et ses partenaires Sverige( Suède), Fonarev, Ukaid, Canada, Korea ont mis en Å“uvre, par l’intermédiaire de l’association AFEM, un projet intitulé « Projet d’appui à l’autonomisation et au leadership des femmes dans un contexte de conflit à Kalehe-centre ». Ce projet a permis aux femmes victimes de devenir autonomes, de se relever économiquement et de renforcer la cohésion sociale.
L’une des bénéficiaires de ce projet a témoigné à la fin du projet, en janvier 2026.
Je m’appelle Shukuru Kamuleta Aimée. Je vis dans le village de Tchibandja, à Kalehe-centre. Je suis membre de l’AVEC « Wa mama mbele », créé grâce à l’accompagnement de l’AFEM dans le cadre du « projet d’appui à l’autonomisation et au leadership des femmes dans un contexte de conflit à Kalehe-centre », avec l’appui du PNUD et de ses partenaires suédois, la Suède. Ce projet est mis en Å“uvre dans deux villages : Munanira et Tchibandja.
Lorsque la guerre a éclaté, j’ai pris la fuite vers Musinga, à Mabula. Plusieurs semaines après, je suis rentrée chez moi. Malheureusement, j’ai découvert que les bétails que j’élevais avaient été tués. J’élevais des porcs, mais ils ont été tués et mangés chez moi par des militaires en fuite. Déclare Shukuru Kamuleta Aimée.
J’ai souffert avec mes enfants à la maison, sans savoir à quel saint me vouer. J’ai quémandé ici et là , mais je n’ai reçu aucun secours.
Un jour, alors que j’étais assis, j’ai vu les enquêteurs d’AFEM et du PNUD qui identifiaient les personnes vulnérables. Ils m’ont enregistré. J’ai ensuite suivi une formation sur la relance des activités génératrices de revenus (AGR), la création d’associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC), et nous avons reçu un appui de la part d’AFEM et du PNUD.
« L’appui que j’ai reçu, je l’ai investi dans l’élevage de porcs. Quelques jours après, j’ai eu six porcelets, et je vends chaque porcelet entre 75 000 et 80 000 francs congolais. Cet argent m’a beaucoup aidée. Avant la guerre, je cultivais des aubergines et des tomates, mais tout a été détruit par les insectes. Grâce à l’appui reçu du PNUD et de ses partenaires, j’ai pu acheter des insecticides et récupérer ma récolte. Aujourd’hui, je les amène au marché et je réalise des bénéfices. Même en l’absence de mon mari, j’arrive à subvenir aux besoins de ma famille et à épargner au sein de l’AVEC. » Témoignage de Shukuru Kamuleta, bénéficiaire des actions de l’AFEM.
Je demande à l’Association des femmes des médias (AFEM) de songer à d’autres femmes vulnérables qui ont tout perdu pendant la guerre et qui ne reçoivent aucune aide. Que le PNUD et ses bailleurs soient bénis, car ils nous ont redonné le sourire là où l’espoir n’était plus permis. Conclut cette femme bénéficiaire de Kalehe.
Gloire KOKO
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