Sud-Kivu: la crise sécuritaire actuelle complique considérablement l’accès aux soins de santé

Posté par  Gloire KOKO   à  ,      3 semaines ago     275 Views     Laisser vos impressions  

Le 11 février de chaque année, l’Église catholique célèbre la Journée mondiale des malades.

En RDC, en général, et au Sud-Kivu, en particulier, l’accès aux soins de santé reste un défi pour les malades et les prestataires de soins ont du mal à en offrir aux nécessiteux, qui sont des femmes, des enfants, des personnes âgées et des déplacés.

À l’occasion de cette journée, Mama Radio revient sur la question de l’accès aux soins de santé pour les malades, répartis en différentes catégories.

En ville comme dans les territoires de la province, les malades ont du mal à bénéficier de soins appropriés, en raison de plusieurs situations qui les en empêchent.

Il s’agit notamment de la pauvreté, de la distance que certains malades doivent parcourir pour atteindre les structures sanitaires, du manque d’intrants dans certaines structures et du manque d’infrastructures sanitaires dans plusieurs zones rurales.

À cela s’ajoute la crise sécuritaire qui sévit dans la province et qui a entraîné une pénurie d’intrants et de personnel soignant dans certaines zones, ainsi que le manque de médicaments essentiels et d’équipements adéquats, ce qui fragilise davantage le système de santé local.

D’autres zones ont également vu le retrait des organisations humanitaires qui apportaient leur soutien au système de santé, ce qui a accentué la vulnérabilité des malades, en particulier dans les territoires du Sud-Kivu.

Selon le dernier rapport du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), les affrontements enregistrés dans certains villages du Sud-Kivu ont multiplié le nombre de malades et de blessés de guerre, dont la plupart n’ont pas bénéficié de soins appropriés en raison d’une faible capacité d’accueil dans plusieurs structures sanitaires.

Joël Omari, acteur de la société civile et coordinateur de la Coordination nationale de renforcement du système communautaire (CNRSC), pense qu’à l’occasion de la Journée mondiale des malades, il est urgent de rappeler que l’accès aux soins de santé est un droit fondamental et non un privilège.

Il estime que les autorités, les partenaires, les organisations humanitaires et la communauté doivent renforcer leurs efforts pour rapprocher les services de santé des populations. Il estime également qu’il faudrait subventionner les soins pour les plus vulnérables et investir durablement dans les infrastructures sanitaires.

Il cite notamment les personnes âgées, les déplacés, les orphelins, les veuves et les autres démunis de la communauté.

Prendre soin des malades, c’est prendre soin de notre humanité, conclut notre source.

Tharcile Bwaye

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