Sud Kivu : La Résolution 1325 a connu des avancées grâce aux différentes interventions des organisations locales et internationales Â
Des organisations locales, nationales et internationales de défense de droits des femmes ont contribué à la mise en œuvre de la résolution 1325 du conseil de sécurité des nations unies au Sud-Kivu depuis son adoption.
Elles ont partagé leurs expériences lors d’une journée de réflexion sur le bilan, 25 ans après l’adoption de cette résolution et les perspectives pour les 25 autres années à venir.
L’atelier a été organisé par la Synergie des femmes pour la Paix et la Réconciliation des peuples des grands lacs d’Afrique SPR en partenariat avec le fonds des nations unies pour la population UNFPA et s’est tenu à Bukavu le 1er décembre 2025.
Les expériences partagées par ces organisations rentrent dans le cadre de leur implication dans les quatre piliers de cette résolution notamment la participation, la prévention, la protection et le relèvement post-conflit.
Selon les témoignages, des avancées signalées sont entre autre la participation des femmes par leur nomination aux instances de prise de décisions dans les milieux ruraux, l’implication des hommes dans la lutte contre les violences, l’appropriation de la lutte par certaines autorités et bien d’autres.
C’est le cas de l’organisation Service Par, Pour et Avec les femmes SEPPAF, qui, depuis 2010, elle a accompagné des femmes dans l’apprentissage des métiers pour contribuer à leur relèvement économique.
Selon Cécile Bashizi, secrétaire exécutive de cette organisation, les femmes ont retrouvé leur valeur dans la communauté grâce aux métiers appris.
« Ce sont des femmes victimes des violences sexuelles et basées sur le genre post conflits, SEPPAF travaille pour leur autonomisation. Pour relever ces femmes-là , SEPPAF a trouvé qu’il ne suffit pas seulement de leur donner les habits ou à manger, c’est ainsi qu’on organise des formations en apprentissage des métiers qui peuvent les aider à demeurer autonomes. On leur apprend la mécanique automobile, la menuiserie, baby-sitter, art culinaire, travaux ménagers, et nous donnons le cours d’entrepreneuriat et les droits humains.»
Cet apport de SEPAFF se mesure par des résultats palpables ajoute Cécile Bashizi : « Aujourd’hui, des femmes qui ont été abandonnées par leurs maris puisqu’elles ne produisaient pas, ont vu leurs maris retournés en famille, des femmes qui sont parvenues à construire leurs propres maisons, d’autres qui ont acheté des voitures, d’autres encore qui ont décroché des emplois dans des grandes entreprises. »
Cécile Bashizi indique, par ailleurs, que les guerres à répétition constituent un défi majeur à ce pilier. C’est une situation qui accroît le nombre de demandes d’assistance et perturbe malheureusement l’évolution de plusieurs femmes bénéficiaires.
Pour sa part, Me Emilie Cibembe, assistante aux programmes à SPR, beaucoup reste à faire dans les 25 ans à venir, toujours grâce aux interventions des organisations qui s’impliquent dans les thématiques des quatre piliers de la résolution 1325 du conseil de sécurité des nations unies.
Cette activité a réuni les membres des organisations locales, nationales et internationales qui interviennent dans la défense des droits des femmes, les étudiantes et étudiants ainsi que des acteurs de la société civile.
Elle a été organisée par la synergie des femmes pour la Paix et la réconciliation des peuples des grands lacs d’Afrique SPR en partenariat avec le fonds des nations unies pour la population UNFPA.
Alice W’IRAGI
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