Sud-Kivu : Le Consortium Pamoja Kwa Amani exprime son indignation face au bilan de 155 vies fauchées par les hors-la-loi pour le seul mois d’octobre 2025.

Posté par  Gloire KOKO   à  ,      4 mois ago     496 Views     Laisser vos impressions  

Le consortium Pamoja Kwa Amani dénonce le meurtre de 95 personnes et la découverte de 60 corps sans vie, soit un total de 155 personnes ayant perdu la vie à la suite de l’insécurité et de violations des droits humains, dont le droit à la vie, dans la province du Sud-Kivu.

Ces chiffres sont contenus dans un baromètre citoyen de la paix, de la sécurité et des droits humains, produit par le consortium Pamoja Kwa Amani pour le mois d’octobre 2025, et qui dresse un tableau sombre.

Selon ce document, le territoire de Kabare arrive en tête avec 34 cas, dont 18 tueries et 16 corps sans vie, en raison de la recrudescence de l’activisme des groupes armés dits de Wazalendo et des affrontements récurrents entre ces factions et les troupes du M23. À titre d’exemple, le groupement de Mumosho a connu 5 morts rien qu’au cours de la dernière semaine d’octobre.

La ville de Bukavu n’a pas été épargnée, malgré une légère amélioration : 19 cas, dont 11 tueries et 8 corps sans vie. Le territoire de Fizi vient ensuite avec 18 cas, dont 13 tueries et 5 corps sans vie.

Le consortium Pamoja kwa Amani alerte sur la situation à Uvira, où 16 personnes ont été tuées et 5 corps sans vie ont été retrouvés. La ville de Kamituga a enregistré à elle seule 10 morts et 4 corps sans vie, le territoire de Mwenga a connu un bilan de 10 morts et 5 corps sans vie, et Shabunda n’a enregistré qu’une seule mort et 6 corps sans vie.

À Kalehe, le consortium Pamoja Kwa Amani parle de 10 personnes tuées et de 6 corps sans vie, et à Idjwi, les statistiques évoquent deux personnes tuées.

Pour Jean Chrysostome Kijana, membre du consortium Pamoja Kwa Amani, la vie humaine a perdu sa valeur au Sud-Kivu.

« Le droit international humanitaire s’applique à tous les belligérants. Nous attirons l’attention sur toutes les violations des droits humains commises par les M23, les FARDC et les Wazalendo : interpellations et arrestations arbitraires, tueries, corps sans vie ramassés, etc. Tous ces faits constituent de graves violations des droits humains. Ces actes constituent des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, imprescriptibles. Tôt ou tard, les auteurs devront répondre de leurs actes, quel que soit leur camp. Â» A chuter KIJANA

Le consortium Pamoja Kwa Amani appelle les parties au conflit à protéger les civils qui ne participent pas directement aux combats.

Cette plateforme appelle également la communauté internationale à intervenir d’urgence pour rétablir la paix, en accélérant les négociations à Doha et aux États-Unis, afin que la RDC recouvre la paix et sa souveraineté.

Gloire KOKO

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