SUD-KIVU : Les femmes et les enfants sont plus exposés aux maladies mentales dans le contexte de crise (Programme santé mentale)

Posté par  Gloire KOKO   à  , ,      4 mois ago     448 Views     Laisser vos impressions  

118 379 cas de problèmes de santé mentale ont été rapportés par le programme de la santé mental au Sud-Kivu pour le premier semestre de l’année 2025.

Parmi lesquels, des troubles de stress post traumatiques, avec un nombre de 10 088 soit 9%,  le cas de dépression avec 6 171 cas,  soit 5,2%, la toxicomanie avec 2 437 cas soit 2% et enfin ces sont des suicides avec 93 cas.

Ces chiffres ont été rendu public par le chef de division ad intérim de la santé au Sud-Kivu lors d’un point de presse tenue à Bukavu à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la santé mentale, le 10 Octobre 2025.

Le docteur Michel Maneno précise que, en RDC, cette journée est célébrée sous le thème « Promouvoir la santé mentale et le soutien psychosocial pour une paix durable en République démocratique du Congo ».

Malgré les richesses du pays en termes de ressources et de culture, ainsi que sa jeunesse, il souligne que la RDC traverse de nombreuses épreuves : guerres, déplacements de population, pauvreté. Toutes ces blessures invisibles laissent des séquelles dans les cœurs de nos populations.

Selon le chef de division par intérim de la DPS, jamais il n’a été aussi important de parler de santé mentale et de paix. La paix ne se limite pas à l’absence de conflits, mais consiste à créer un environnement dans lequel chacun peut s’épanouir. Cet épanouissement commence par le bien-être intérieur. Il s’agit de permettre à chaque Congolais de retrouver sa dignité, sa force morale et son équilibre émotionnel.

Il ajoute que promouvoir la santé mentale, c’est encourager nos communautés à écouter. À soutenir ceux qui souffrent en silence. Les soutiens psychosociaux renforcent les liens sociaux, restaurent la confiance et préparent le terrain pour une paix durable. C’est donc un appel à l’action pour chacun de nous.

Pour le professeur Théophile Kashinzi, du programme de santé mentale au Sud-Kivu, les enfants et les femmes sont naturellement vulnérables sur le plan de la santé mentale ; c’est pourquoi nous devons leur porter une attention particulière.

« …Et des femmes, il faut dire que des enfants sont naturellement vulnérables parce que ils n’ont pas suffisamment de capacité de résilience pour faire face à ce problème, mais non seulement pour comprendre les problèmes, mais aussi pour qu’ils puissent développer des mécanismes et des résidences pour faire face à ces problèmes et à ce moment-là, ils deviennent de plus en plus vulnérables et demandent à ce qu’on peut avoir une inattention particulière vis-à-vis de cette catégorie des personnes et voilà des problèmes qui se posent…»

«Nous pensons que même dans nos interventions en terme de d’accompagnement, il est question que nous puissions tenir compte vraiment de cette population qui devient de plus en plus vulnérable». Conclut Théophile KASHINZI
Signalons que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé mentale comme un état de bien-être complet, tant sur le plan physique que mental et social. Elle ne se limite pas à l’absence de maladies ou d’infirmités. La santé mentale correspond à la façon dont une personne pense, se sent et agit dans la vie.

GLOIRE KOKO

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