Sud-Kivu : Les habitants verrés continuent de prendre pour cible les femmes présumées sorcières.

Posté par  Gloire KOKO   à  , ,      6 mois ago     464 Views     Laisser vos impressions  

Les femmes et les filles continuent d’être victimes d’actes de justice populaire dans plusieurs régions de la province du Sud-Kivu.

Quatre femmes ont été abattues et brûlées vives en l’espace de trois jours dans cette province, parce qu’accusées de sorcellerie.

Il s’agit de trois jeunes filles, accusées de sorcellerie, qui ont été attrapées et brûlées vives le week-end du 30 août 2025, dans le quartier de Ciriri, dans la commune de Bagira. Les filles étaient accusées d’avoir tué un homme du même quartier.

La population en colère a torturé les victimes avant de leur ôter la vie en public, regrette la société civile de Bagira, qui nous livre l’information.

Le lundi 1ier  septembre 2025, une autre femme, âgée d’environ 70 ans, a été tuée par la justice populaire dans le sous-village de Kalango, dans le village de Kamakombe, dans le territoire de Kabare. La victime était régulièrement accusée de sorcellerie, de vols répétés et d’héberger des délinquants par la population.

Wilfrid Habamungu, porte-parole de la NDSCI , dénonce cette barbarie de la part de jeunes qui se livrent à la justice populaire. Ces actes portent atteinte à la dignité humaine, et plus particulièrement à celle des femmes, qui subissent des traitements dégradants.

« Le cas le plus récent remonte à trois femmes accusées de sorcellerie et lynchées par les habitants en colère à Ciriri. Les conséquences ne se limitent pas à des blessures physiques et psychologiques pour les victimes. Ils instaurent également un climat de peur au sein de la communauté. Les femmes, qui devraient être protégées et soutenues, se retrouvent stigmatisées et isolées. Cela va à l’encontre du respect de l’égalité que nous devons promouvoir. Â» Déclare Wilfried Habamungu

Cet acteur de la société civile demande aux autorités actuelles de la ville de Bukavu de garantir la sécurité des femmes en arrêtant tous les auteurs de justice populaire. Il invite également la population à respecter les droits humains et à protéger les femmes, qui sont pourchassées comme du bétail par des hommes sans scrupules.

Wilfried Habamungu insiste sur la nécessité de reprendre les activités de la justice et de la police nationale congolaise afin de maîtriser les jeunes qui se livrent à la justice populaire.

Selon lui, une police de proximité efficace pourrait dissuader les auteurs de la justice populaire et renforcer la confiance de la population envers les institutions judiciaires.

Ensemble, nous pouvons faire la différence et construire une société plus juste et équitable, dans laquelle les hommes et les femmes jouissent pleinement de leurs droits. Conclut-il.

Gloire KOKO

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