Sud Kivu / Maniema : L’ONG MSF déterminée à accompagner la population, elle est satisfaite de ses interventions en 2024
Au total, 1.207.406 enfants ont été vaccinés contre la rougeole, plus de 607.924 cas de paludisme ont été traités et 45.404 victimes des violences sexuelles ont été prises en charge dans la province du Sud-Kivu et Maniema par Médecin Sans Frontière MSF au courant de l’année 2024.
Aussi, 1.808.385 patients ont été assistés en consultation, 169.197 cas en hospitalisation et 47.581 personnes ont bénéficié d’une prise en charge en santé mentale par la même organisation, en 2024.
Ce rapport a été présenté par Médecin Sans Frontière MSF au cours d’un café de presse organisé à Bukavu, jeudi 3 juillet 2025.
Dans ce même rapport, MSF renseigne que depuis le début de l’année 2025, elle a assisté près de 1.422 cas de choléra dans le territoire d’Uvira et la plaine de la Ruzizi, 7.700 déplacés ont été soignés à Nyangezi dans le territoire de Walungu au Sud Kivu.
Ici, 450 blessés par balle ont bénéficié d’une prise en charge à Uvira et 600 cas des violences sexuelles prises en charge à Kamanyola dans le territoire de Walungu et dans le territoire d’Uvira.
MSF indique aussi avoir construit 200 latrines à Ruzizi et installé 50 sites de chloration d’eau à Uvira, pour permettre l’accès à l’eau potable au profit de la population de cette partie du Sud Kivu.
Par contre, MSF reste préoccupé par le besoin médico-humanitaire des communautés du Sud-Kivu et du Maniema, suite à la situation que traversent les populations, où, l’accès aux différents services devient de plus en plus difficile.
La situation sécuritaire dans la zone, ayant entrainé le déplacement massif de la population, la fermeture des aéroports, le pillage des stocks médicaux et la destruction des structures sanitaires, ont accentué le besoin médico-humanitaire au sein des communautés.
A ceci s’ajoute le non accès humanitaire dans certaines zones et la non protection de la mission médicale qui excluent d’avantage la population à l’accès aux soins de santé et rend le besoin plus complexe, s’inquiète MSF.
Tout en craignant la réduction des activités humanitaires suite aux coupes budgétaires, MSF rassure de son implication dans l’accès des populations aux réponses humanitaires, car les besoins médico-humanitaires resteront importants au Sud-Kivu et au Maniema, conclu Médecin Sans Frontière.
Tharcile BWAYE
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