Bukavu : Certaines écoles privées et confessionnelles ne respectent pas les normes de fonctionnement, l’éducation des enfants en danger
Après l’incendie qui s’est déclaré à Buholo-Kasha, des inquiétudes tournent autour du fonctionnement des écoles privées, surtout dans les coins jugés populaire de la ville de Bukavu.
Certaines écoles privées sont installées au milieu des maisons d’habitation sans les éléments nécessaires pour un bel apprentissage des enfants, surtout ceux qui sont dans les domaines techniques.
Une certaine opinion estime que chaque école privée doit remplir les normes de fonctionnement, comme par exemple avoir des bâtiments qui respectent les normes d’un établissement scolaire.
Selon un constat, à Bukavu, c’est le contraire, plusieurs écoles privées fonctionnent sans respecter des standards, d’abord, la cour de récréation qui n’a pas la capacité d’accueil de recevoir les élèves à la pause ou au rassemblement.
Brandissant des documents officiels, certains promoteurs se permettent n’importe quoi, des salles de classe exigüe, des pupitres qui ne permettent pas un environnement favorable pour l’apprentissage des enfants.
Dans d’autres écoles, les activités s’organisent dans des établissements en bois et à étage sans respecter les normes, situation qui met en danger la sécurité des enfants, c’est pourquoi, l’on déplore le décès de 27 élèves lors d’un incendie qui s’est déclaré jeudi 10 septembre 2026, mais l’environnement pousse à des réflexions.
A cause des conditions difficiles, certains parents sont obligés de faire scolariser leurs enfants dans des écoles à proximité afin d’éviter le trajet que devrait parcourir l’enfant avec toutes les conséquences.
D’autres exigent l’achat des fournitures scolaires à l’école, nonobstant la situation économique difficile des parents, les gestionnaires exigent l’achat de tout : uniforme, objets scolaires, chaussures, chaussettes, voire les cravates.
Selon le constat, dans certaines écoles, les prix sont fixés sans respecter les mesures prises par les autorités, d’autres vont plus loin jusqu’à exiger les frais illégaux en bafouant les normes.
Et puis, les gestionnaires de plusieurs écoles privées ne respectent plus les couleurs d’uniformes des enfants reconnues comme bleue et blanc. Bien que les écoles, surtout privées ou conventionnées possèdent généralement leurs propres codes de couleurs, le classique bleu et blanc reste la norme pour le cycle primaire public et l’État réglemente le style pour éviter les dérives.
Les directives ministérielles exigent que les écoles fassent respecter des modèles standards, les coupes extravagantes, non décentes ou non conformes au statut d’élève sont interdites.
La législation prévoit des sanctions administratives lourdes pour tout préfet ou directeur d’école qui violerait ces instructions de monnayage, vente forcée ou exclusion d’élèves.
Anselme KANGETA
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