BUKAVU : Les femmes et filles prêtes à mettre en pratique les matières apprises grâce à AFEM sur les techniques de plaidoyer et de lobbying pour l’équité des droits

Posté par  Cikuru Kadjunga   à       2 jours ago     29 Views     Laisser vos impressions  

Les participantes à l’atelier de formation sur les techniques de plaidoyer et de lobbying disent être satisfaites des matières apprises. Ces dernières venues de la province du Nord-Kivu et Sud-Kivu promettent d’améliorer leur travail en faveur du respect des droits de la femme et équité du genre grâce aux enseignements reçus. La séance rentre dans le cadre  du projet : « inclusion et autonomisation des femmes et des jeunes filles pour une paix féministe et durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo Â», réalisé par AFEM avec l’appui de Kvinna Till Kvinna.

Au cours de cet atelier de formation, les participantes ont suivis plusieurs notions sur le plaidoyer notamment : la rédaction du message de plaidoyer, la définition de la cible, la communication et bien d’autres aspects,…

Pour rappel , la facilitatrice Julienne BASEKE signale que le  plaidoyer  est  une  démarche  organisée  de  défense  d’une  cause  qui  vise  à influencer une décision, une pratique ou une politique à différents niveaux,…

Par ailleurs, elle fait savoir que dans  le Sud-Kivu, il  permet aux femmes leaders de faire entendre les  besoins des femmes et des communautés auprès des autorités, des institutions judiciaires, des médias et des partenaires, afin d’obtenir des changements concrets.

Satisfaction des femmes et filles sur les matières apprises et s’engagent à restituer

Venue de la ville de Bukavu, Vanessa NSHAMBA, de l’organisation Mwanamke Kesho, dit avoir beaucoup appris sur les techniques de plaidoyer et le lobbying. Elle dit  comprendre davantage que le plaidoyer peut se faire à différents niveaux : local, provincial, national, international voire régional.

Pour sa part Faida BAHIZIRE dit être prête à faire le plaidoyer dans sa communauté afin de chercher la solution à différents problèmes. Pour elle, les questions de manque d’eau, de la violence conjugale vont dorénavant faire l’objet des sujets de son plaidoyer avec d’autres organisations.

De son côté Micheline BAGUMA dit avoir beaucoup appris sur comment aborder une autorité, associer d’autres organisations sur une question de plaidoyer dans un milieu donné. Aussi, elle a  appris qu’un bon  message  de  plaidoyer  ne  se  limite  pas  à  dénoncer  une  souffrance.  Il  doit guider  le  décideur  vers  l’action  attendue. 

Et Stella MAPENDO d’ajouter qu’elle a compris qu’avant de parler à une autorité, les femmes et filles leaders doivent définir l’action immédiate qu’elles  attendent  d’elle.  L’objectif  doit  être  réaliste  et  dépendre  directement  du pouvoir de cette autorité, dit avoir compris aussi.

De son côté, Divine MBISSO, comprend que les techniques de plaidoyer direct fait allusion à la  préparation d’une audience ou une rencontre à présenter, une demande précise à parler avec assurance et respect, mais aussi d’assurer le suivi après la rencontre.

Pour sa part, Claudine KITUMAINI, du média La Prunelle RDC, dit avoir beaucoup appris sur la mobilisation et action collective dans un plaidoyer. Ces étapes, dit-elle, font référence à un travail en groupe ou réseau, d’organiser une causerie, une émission radio ou encore une visite de plaidoyer, mais aussi des alliances avec d’autres femmes et organisations.

Et Marie Gorette M’wa LUGWARU, du Noyau Club d’Ecoute  NCE, dit avoir compris que le choix d’un message de plaidoyer doit tenir compte des problèmes dans la communauté, l’identification de l’autorité, la recherche des alliés à la cause, mais il faut aussi se préparer.

Elle dit avoir compris qu’il faut analyser le problème : est-ce que ce problème détruit des vies ou bloque la paix sociale ? Ou encore est- ce que les femmes et filles sont les premières victimes du problème ?

Zawadi BAZILIENE était présente, elle dit avoir compris que les femmes et filles leaders sont appelées à jouer aussi le rôle de médiatrice. Ainsi, elle comprend que pour faire la médiation, il faut d’abord bien comprendre le problème, les parties en conflits et d’autres aspects du conflit.

Espérance ZAWADI, pour sa part, dit avoir compris qu’une femme ou fille médiatrice, doit être polie, exemplaire, neutre dans un conflit, avoir un grand esprit d’écoute,…

Signalons que les participantes ont convainu d’élaborer des plans d’action de plaidoyer réalistes et adaptés à leurs contextes locaux, visant à promouvoir la participation effective des femmes et des jeunes filles aux processus de gouvernance, de prévention des conflits, de médiation et de consolidation de la paix.

Deo CIKURU

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