Bukavu: MKAAJI MPYA forme des professionnels des médias sur la protection juridique
MKAAJI MPYA asbl vient de former les professionnels des médias dans le secteur de l’environnement sur la protection juridique. Une séance qui a permis aussi à cette association de présenter de nouveau l’application Connect Journalists, un outil majeur pour la protection des chevaliers de la plume. Cette activité rentre dans le cadre du programme MKAAJI Biodiversity Journalists Network avec l’appui de l’UNESCO à travers le Fond Mondial.
Au cours de ces échanges, des professionnels des médias sont revenus sur plusieurs préoccupations ayant traits aux bonnes conditions dans l’exercice de leur métier. Parmi les questions de discussion : la liberté de la presse, la sécurité des journalistes et la couverture des enjeux environnementaux,…
Par ailleurs, le focus a été mis sur les thèmes de : exploitation minière illégale et pollution environnementale quid de la couverture médiatique ; la protection juridique et la couverture sur la déforestation ; la sécurité juridique dans la couverture des conflits fonciers ; droits des communautés locales et autochtones et journalisme environnemental, droits des communautés locales et autochtones et journalisme environnemental.
L’un des chercheurs au sein de cette association, Jonas BAHIZIRE, fait savoir que cette table ronde a permis de créer un espace de dialogue multi-acteurs autour de la protection juridique des journalistes environnementaux en RDC,…
« Cette rencontre a permis de mettre en face des professionnels des médias dans le secteur de l’environnement et des acteurs de la société civile pour échanger sur la protection juridique des chevaliers de la plume, mais aussi formuler des recommandations aux parties prenantes sur la question de sécurité et protection » confie Jonas BAHIZIRE Â

Par ailleurs, Jonas BAHIZIRE recommande aux journalistes environnementaux d’utiliser l’application Connect Journalists afin de signaler tous cas des violations de leurs droits et de demander une assistance juridique et judiciaire.
Il fait savoir que le mécanisme Connect Journalist vise la protection des journalistes, alertes sur les violences basées sur le genre et la protection.
Table ronde enrichie par des travaux en carrefour, panels et expériences
Des représentants de certaines organisations de la société civile comme l’Association des Femmes des Médias, AFEM ont profité de l’espace pour parler de leur contribution sur la protection des journalistes.
Elie KALUNGA, représentant du Partenariat pour la Protection Intégrée fait savoir que leur structure a développé des mécanismes de protection des journalistes ainsi que des défenseurs des droits humains.
Pour sa part, Jean Marie BANTU de l’Action pour la Promotion et la Protection des Peuples et Espèces Menacées, content de ces échanges, indique leur structure organise de plaidoyer en faveur du respect des droits des journalistes et défenseurs des droits.

Et de son côté, Deogratias CIKURU K de l’AFEM fait savoir que son organisation travaille dans un consortium appelé « Femme au Fone » où des numéros verts sont opérationnels pour la réception des données des cas des violences sexuelles et basées sur le genre.
Patrick BABWINE , journaliste environnemental a partagé son expérience des menaces et d’arrestation dans l’exercice de sa fonction afin d’inspirer, d’avoir des avis et recommandations sur la protection des chevaliers de la plume.
Rappelons que cette table ronde rentre dans le cadre du projet : « Renforcement de la sécurité des journalistes environnementaux : accès à l’assistance juridique et soutien par les pairs de la RDC » financé par l’UNESCO.
Deo CIKURU
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