Bukavu / Sud Kivu : Plusieurs personnes deviennent donneurs des leçons dans tous les domaines à travers les réseaux sociaux
Avec l’accès de plus en plus facile à Internet, de nombreux internautes, communément appelés « influenceurs », se transforment progressivement en spécialistes ou experts autoproclamés dans différents domaines de la vie.
Santé, sport, vie conjugale, entrepreneuriat, Saintes Écritures… Les réseaux sociaux produisent aujourd’hui de véritables donneurs de leçons qui bénéficient d’une large audience, principalement composée de jeunes et de femmes.
Ces coaches autoproclamés utilisent toutes les plateformes numériques possibles, notamment TikTok, Facebook, Instagram, Snapchat ou encore YouTube, pour diffuser leurs enseignements, communément appelés « contenus ».
Face à un public souvent moins informé, ces influenceurs prodiguent des conseils et donnent des leçons, parfois sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas eux-mêmes. Cette situation favorise la désinformation et la désorientation de leurs abonnés. Les conséquences sont nombreuses : conflits conjugaux pouvant conduire à des séparations, automédication entraînant des complications sanitaires, délinquance sexuelle ou encore vagabondage spirituel. Bref, les effets néfastes sont multiples.
La préoccupation majeure demeure toutefois la suivante : faut-il abandonner complètement ces plateformes numériques ? Existe-t-il une autorité chargée de leur régulation ? Comment reconnaître les faux informateurs ?
Certes, il existe aussi des contenus fiables, éducatifs et constructifs sur les réseaux sociaux. Cependant, leur coexistence avec les contenus erronés crée une véritable confusion. La prudence voudrait donc que l’on privilégie les espaces traditionnels d’apprentissage, tels que les églises, les écoles, les universités ou encore les arbres à palabres, où la crédibilité des enseignements est davantage garantie. Les réseaux sociaux devraient être utilisés avant tout comme des espaces de divertissement sain et non comme les principales sources d’éducation ou de formation.
En République Démocratique du Congo, la régulation des réseaux sociaux ne semble pas encore être une réalité. Chacun peut créer un compte et publier pratiquement tout ce qu’il souhaite, sans véritable contrôle. Tous les utilisateurs, y compris les enfants, peuvent accéder à ces contenus.
L’appel est ainsi lancé aux abonnés de ces différentes plateformes à faire preuve davantage de prudence, d’esprit critique et de vigilance afin de ne pas tomber dans les pièges des contenus trompeurs et destructeurs.
Elie KALUNGA
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