Bukavu : Un hectare avec cent espèces conservées prévus pour le Jardin Botanique Médicinale de Karhale porté par Green Shield Africa

Posté par  Cikuru Kadjunga   à       1 jour ago     94 Views     Laisser vos impressions  

Green Shield Africa, en partenariat avec l’unité de recherche de l’ISTM Bukavu (UREDDES) présente officiellement  le projet « Jardin botanique médicinale de Karhale ». Un projet pour des acteurs impliqués dans sa réalisation comme une réponse aux défis sanitaires , écologiques et socio-économique de la ville de Bukavu.                                                          

L’occasion était aussi pour des chercheurs de présenter leurs résultats, qui ont fait savoir que 60% des ménages n’ont pas accès aux médicaments de synthèse importés.

Selon le représentant de l’organisation porteuse du projet, Green Shield Africa, Gamaliel KITALEBE ce jardin représente une réponse intégrée et innovante aux défis sanitaires, environnementaux et économiques de l’Est de la RDC.

Par ailleurs, il fait savoir que ce jardin botanique situé sur la colline de Karhale à Bukavu,  ce site de 10 000 m2 sera transformé en une infrastructure hybride unique, combinant trois missions fondamentales : la recherche,  scientifique appliquée,  la santé communautaire, et la protection active de la biodiversité végétale,…

Il signale que ce projet envisage avec comme impact cible 500 ménages pilotes, 200 étudiants.es formés (ées) par an et 100 espèces conservées.

Pour le Directeur général de l’Institut supérieur de technique médicale (ISTM) de Bukavu, Célestin KYAMBIKWA, ce projet  permettra de valoriser des plantes médicinales locales et des savoirs traditionnels, tout en encourageant la recherche scientifique.

Pour lui, sur le plan sanitaire, ce jardin médicinal contribuera à la valorisation des plantes médicinales locales et savoirs traditionnels, tout en encourageant la recherche scientifique sur leurs propriétés thérapeutiques.

Et d’ajouter que sur le plan écologique, cette initiative participe à la protection de la biodiversité et la préservation des espèces végétales médicinales menacées.

« Ce projet ouvre des perspectives encourageants en matière d’éducation environnementale, d’innovation, d’entrepreneuriat vert et d’autonomisation des communautés locales, particulièrement des jeunes et des femmes Â» conclut-il

Contexte , analyse des enjeux et vision du projet

Selon des acteurs impliqués dans le projet, au niveau de l’urgence sanitaire et pharmaceutique,  80% de la population recourt aux plantes médicinales, mais sans  standardisation.   

Pour eux, ce jardin se veut de devenir le premier fournisseur régional des solutions phytothérapeutiques standardisées et des plants médicinaux certifiés en valorisant le savoir ancestral du Kivu par la rigueur de la science moderne. Ce jardin ambitionne de créer un modèle  reproductible à l’échelle de toute la région des Grands Lacs, ajoutent-ils.

Pour Louisette WIMBA, la Directrice de l’Unité de Recherche et d’Expertise en Développement Durable, Ecologique et Santé de l’ISTM ( URDDES ) combine trois missions fondamentales : la recherche,  scientifique appliquée,  la santé communautaire, et la protection active de la biodiversité végétale.

Par ailleurs, elle fait savoir que ce projet va permettre d’enrichir la pharmacope. Les étudiants vont visiter les jardins ; on va les appendre comment protéger des plantes médicinales, comment faire le jardinage, dit-elle.  

Présentation des résultats de recherche

Lors de la présentation du projet, des chercheurs de l’URDDES ont présenté leurs résultats. C’est notamment, le docteur Justin OMBENI avec sa recherche sur : « Les plantes sauvages et leurs bienfaits médicinaux et nutritionnels : Défis et perspectives Â»

Dans sa recherche, celui-ci fait savoir ces plantes contribuent à la sécurité alimentaire, la prévention de la malnutrition. Et revenant sur les défis majeurs de ces plantes , il cite : la déforestation et la perte d’habitat ; la surexploitation des espèces,  le manque de transformation et de technologies, la faible organisation des acteurs et accès limité aux marchés, le manque de recherche scientifique et des données fiables, l’insuffisance  de réglementation et de contrôle de qualité.

Pour sa part le master en santé publique, Fideline  NABINTU, a présenté  ses résultats sur : « Valorisation des aliments traditionnels et non conventionnels dans la gestion des problèmes nutritionnels contextuels Â»

Elle fait savoir que parmi les objectifs des études réalisées figurent l’évaluation de ces aliments sur leur implication dans la lutte contre l’hypogalactie (une production de lait maternel insuffisante) afin de promouvoir l’allaitement maternel optimal, socle de la bonne santé infantile et maternelle.

Signalons que la présentation de ce projet a connu la participation des étudiantes et étudiants des différentes institutions universitaires de Bukavu, des chercheures et chercheurs, des représentants d’organisations nationales et internationales.

Deo CIKURU

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