Sud Kivu : AFEM appelle les parties au conflit à respecter la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies
La Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit est célébrée le 19 juin de chaque année. Cette journée a été proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 2015 et vise à sensibiliser le monde sur l’urgence de mettre fin aux violences sexuelles liées aux conflits.
Il s’agit du viol, esclavage sexuel, grossesse forcée et d’honorer les victimes ainsi que les survivantes, aussi de rendre hommage à celles et ceux qui luttent pour l’éradication de ces crimes.
Il faut préciser que le 19 juin commémore l’adoption de la résolution 1820 par le Conseil de sécurité des Nations Unies en 2008, par cette résolution historique, le Conseil a reconnu que le viol et d’autres formes de violence sexuelle pouvaient constituer des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou un élément constitutif du génocide.
Parmi les objectifs de cette journée figure le soutien aux survivant.es, lutte contre l’impunité, la prévention et la protection.
En RDC, cette journée revêt d’une importance particulière précisément dans l’Est du pays, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu où les violences sexuelles restent malheureusement un instrument de terreur utilisé par les groupes armés pour détruire et contrôler les communautés.
L’Association des Femmes des Médias AFEM, organisation de la société civile qui milite pour les droits des femmes, dénonce le fait que les femmes comme premières victimes des conflits et pilier de la résilience et de la reconstruction restent exclues des processus formels de paix et les accords.
AFEM persiste et signe, il s’agit d’une injustice qu’il faut corriger.
La coordinatrice de l’Association des Femmes des Médias AFEM, Julienne Baseke rappelle que violer les femmes et les filles, c’est anéantir des familles entières et des communautés entières.
C’est pourquoi, Julienne Baseke déclare :
- Les violences faites aux femmes en période des conflits sont inacceptables et injuste, c’est un crime contre l’humanité.
- Les parties aux conflits doivent respecter la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.
- Des mesures doivent être prises pour prévenir et protéger les femmes et les filles contre toute forme de violence en temps de conflit.
- Les femmes et les jeunes filles doivent être impliquées dans tous les processus à tous les niveaux pour une paix inclusive et durable.
Anselme KANGETA
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