Sud Kivu : L’activisme d’hommes armés non autrement identifiés perturbe la quiétude de la population
La ville de Bukavu et certains territoires autour d’elle sont confrontés ces derniers temps à une insécurité grandissante causée par des hommes armés non autrement identifiés.
Ces derniers sont à la base des attaques nocturnes qui se soldent par des pertes en vies humaines, des blessés et des biens de valeur emportés surtout de l’argent et des téléphones portables.
Pour commencer, à Bukavu, au quartier Ndendere dans la commune d’Ibanda, un homme de 61 ans a été tué dans la nuit de lundi 28 au mardi 29 septembre 2026 et sa fille grièvement blessée.
Toujours dans la commune d’Ibanda, 2 personnes ont été tuées par des inconnus armés, l’une à Mulengeza au quartier Panzi et l’autre sur avenue Saio au quartier Ndendere.
Les acteurs de la Société Civile et les défenseurs des droits humains rappellent qu’au quartier Cahi dans la commune de Bagira, 2 familles ont été attaquées par des inconnus armés qui ont emporté des biens de valeur.
En dehors de la ville de Bukavu, le groupement de Mudusa dans le territoire de Kabare demeure la cible d’hommes armés qui tuent, blessent et pillent les biens de la population.
A Kalehe, mardi 29 septembre 2026, une attaque d’hommes armés a couté la vie de Bahati Chahabuka Pascal de la 1ère année des humanités pédagogique à l’institut Kalabuka âgé de 16 ans tué par balle.
La Société Civile locale de Kalehe signale que des hommes armés non autrement identifiés ont attaqué le domicile de l’administrateur Gestionnaire AG de l’hôpital Général de Référence de Kalehe.
Ces hommes armés ont tenté sans succès d’accéder à l’intérieur de la maison, ils ont tiré des balles, situation qui a provoqué la panique dans le chef des habitants.
Dans le territoire de Walungu, les acteurs de la Société Civile et les défenseurs des droits humains alertent sur la présence d’hommes armés qui perturbent la quiétude des habitants.
Ce calvaire dure déjà deux mois et les villages les plus touchés sont Makwale, Cahi, Nshesha, Mudusa, Nyakahanda, Bagala et Kabikwinja tous périphériques de Walungu-centre.
Des sources concordantes signalent que d’autres villages avoisinants vivent avec la peur suite à l’insécurité, c’est pourquoi, la Société Civile appelle les autorités locales à la mobilisation pour contribuer à la sécurité de la population.
Face à l’insécurité grandissante, la Société Civile a lancé l’opération « Jicho kwa jicho » dans l’objectif d’encourager l’auto-surveillance au niveau de 10 maisons et demande à la population de signaler tout mouvement suspect, et veiller au respect des droits de chacun.
Anselme KANGETA
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