Sud-Kivu : les femmes mobilisées pour la cohésion sociale et la paix conformément à la résolution 1325
Renforcer le rôle des femmes dans le rétablissement de la cohésion sociale et de la résilience communautaire au Sud-Kivu, conformément à la résolution 1325 des Nations unies, tel est l’objectif d’une journée d’échanges organisée par Rien sans les femmes, avec l’appui de CAFOD, dans le cadre du projet « TUFAULU PAMOJA ».
Ces assises, qui se sont tenues à Bukavu le 28 octobre 2026, ont réuni 20 participants issus de différentes structures de la société civile autour de la contribution des femmes à la consolidation de la paix et à la prévention des tensions sociales.
Selon Alice Kube, point focal de Rien sans les femmes, ces échanges visent notamment à renforcer le rôle des femmes dans la cohésion sociale, mais aussi à partager leurs expériences en matière d’apaisement des tensions au sein des familles, des milieux professionnels et des communautés.
De son côté, Stella Yanda, facilitatrice de la journée, a expliqué l’importance de la résolution 1325 pour les femmes du Sud-Kivu. Cette résolution reconnaît notamment leur rôle dans les processus de paix et de sécurité, et encourage leur participation aux instances de prise de décision.
« On a comme l’impression que la vulgarisation de la résolution 1325 ne se limite qu’aux femmes de Bukavu, une grande agglomération, alors que c’est un outil très important qui permet aux femmes de participer au processus de paix à tous les niveaux. »
La facilitatrice est également revenue sur la contribution des femmes à la réconciliation et à la cohabitation pacifique. Elle a insisté sur leur responsabilité dans la sensibilisation communautaire et l’éducation à la paix, aussi bien au sein des familles que dans leurs communautés.
Stella Yanda a enfin abordé la résilience des femmes et des communautés face aux conflits, aux déplacements de populations et aux violences, soulignant l’importance de renforcer leurs capacités à faire face aux crises et à participer à la reconstruction du tissu social.
« De nature, la femme reste résiliente ; elle n’a jamais accepté de mourir au premier coup d’une crise. Et en cette période où beaucoup d’hommes ont perdu leur travail, ce sont encore elles qui se forcent à faire quelque chose pour subvenir aux besoins des familles. Je pense qu’elles ont besoin d’être outillées pour structurer cette résilience afin qu’elle soit bénéfique à la communauté, à la société et au pays. »
À l’issue des échanges, les participants ont identifié plusieurs défis, des initiatives réussies et des pistes de solutions pour renforcer l’implication des femmes dans la mise en œuvre de la résolution 1325.
Parmi leurs recommandations figurent la vulgarisation de cette résolution dans les églises, les écoles, les ateliers et d’autres espaces communautaires. Ils ont également appelé les autorités à faire preuve de plus de rigueur dans l’application de ses quatre piliers : la participation des femmes aux décisions, la prévention des conflits, la protection des femmes et des filles, ainsi que le secours et le relèvement.
Tharcile Bwaye
Cliquez ici Pour Partager.








No Comments
No comments yet. You should be kind and add one!