Sud Kivu / RDC : Les communautés et les familles sont divisées à cause des accusations non fondées de sorcellerie, ces pratiques doivent cesser (Thérèse Mema Mapenzi)
Le 10 aout de chaque année, l’humanité célèbre la journée internationale de lutte contre l’accusation de sorcellerie. Un phénomène qui continue de fragiliser des familles et des communautés dans plusieurs régions de la République Démocratique du Congo, y compris le Sud-Kivu.
Au Sud-Kivu, la situation des victimes des accusations de sorcellerie continue à s’aggraver malgré les efforts et l’implication des certains acteurs sociaux pour lutter contre ce phénomène.
Dans certaines communautés, un décès, une maladie, des difficultés économiques ou des événements considérés comme inhabituels sont souvent attribués à la sorcellerie et en cas d’absence d’explications ou de connaissances suffisantes, une personne peut alors être désignée comme responsable des malheurs qui frappent une famille ou une communauté.
En ville comme en milieu rural, les femmes et les enfants continuent de subir des violences au sein des communautés, car accusés de sorcellerie. Ces derniers sont majoritairement des veuves, les femmes âgées, les femmes socialement vulnérable, les enfants orphelins, en situation de handicap, pour ne citer que ces quelques catégories.
Une situation qui entraine plusieurs conséquence chez la victime, entre autre le déplacement forcé, l’exclusion sociale, les violences physiques et psychologiques.
Certaines personnes sont chassées de leur domicile ou séparées de leur famille, d’autres subissent des violences, des humiliations ou vivent dans la peur permanente.
Pour lutter contre les accusations de sorcellerie, Thérèse Mema Mapenzi, activiste engagée dans la promotion de la défense des droits des femmes, membre du réseau international engagé dans la lutte contre les violences liées aux accusations de sorcellerie, appelle les parties prenantes à renforcer la sensibilisation des communautés et à accompagner les victimes des accusations sorcières.
« Avec cette situation, j’invite tout le monde à se joindre à toutes les vois du monde qui ont compris que cette problématique est vraiment réel, agissons maintenant parce que derrière chaque accusation il ya une personne, il ya une famille, une communauté qui est divisée, il ya une dignité qui est détruite. Agissons car demain ça sera trop tard. » Martèle Thérèse Mema Mapenzi
Elle rappelle que nul ne devrait être violenté ou exclu sur base d’une accusation non fondée et d’orienter les victimes vers les mécanismes de protection et de justice disponibles. Protéger une personne accusée, c’est aussi protéger la communauté contre la violence, la stigmatisation et les divisions conclu Thérèse Mema Mapenzi.
Tharcile BWAYE









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