Sud Kivu : Route Bukavu – Mwenga et Miti – Hombo en délabrement, un calvaire pour la population

Posté par  Anselme KANGETA   à  ,      3 heures ago     20 Views     Laisser vos impressions  

Au sud Kivu, plusieurs routes nationales sont dans un état de délabrement avancé. Elles ne sont plus des voies de communication mais de véritables obstacles au développement.

D’un territoire à un autre, le constat reste le même, routes dégradées, tronçons coupés, véhicules immobilisés pendant des semaines, circuler devient un risque, voyager une épreuve, et transporter des marchandises un véritable casse-tête.

C’est le cas des routes vitales reliant le plus vaste territoire du Sud Kivu qui est  Shabunda à la ville  de Bukavu, de l’autre côté, la route Miti – Bunyakiri – Bulambika – Hombo sont aujourd’hui méconnaissables.

Jadis voie d’échange et d’espoir, elles sont devenues un véritable parcours du combattant, plongeant des milliers de citoyens dans une souffrance silencieuse.

Sur ces tronçons, les passagers peuvent passer jusqu’à trois mois sur la route pour atteindre Bukavu, trois mois d’errance, d’incertitudes, et de fatigue ainsi que d’insécurité, sans nourritures pas des soins de santé en cas des maladies.

Au-delà du calvaire des voyageurs, c’est toute une économie locale qui s’effondre, les produits agricoles pourrissent faute d’acheminement, les prix flambent dans les centres urbains et les populations rurales se retrouvent isolés, privés d’accès aux soins à l’éducation et aux marchés.

Dans le territoire de Mwenga par exemple, une tôle qui coute 7 dollars américains mais son transport est de 9 dollars, un sac de ciment de 12 dollars est transporté à 11 dollars ce qui fait à ce qu’un sac de ciment s’achète à 55 ou 60 dollars américains.

Face à cette situation alarmante et l’inaction des autorités, les usagers dénoncent un abandon prolongé des habitants qui souffrent et qui traversent le calvaire.

Aujourd’hui, les habitants du sud Kivu ne demandent pas l’impossible, ils demandent simplement des routes praticables, sures et entretenues, une revendication légitime qui interpelle directement la responsabilité des autorités.

Christelle BARAKA / Anselme KANGETA

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