Bukavu: Les étudiantes et étudiants décident de renforcer les campagnes de sensibilisation pour prévenir les violences et abus sexuels sur les campus.
Le harcèlement sexuel, le chantage, les attouchements, les propos à caractère sexuel, les intimidations ou encore les abus d’autorité figurent parmi les différentes formes de violences et d’abus sexuels qui continuent d’être signalés dans certains milieux universitaires. Des pratiques qui portent atteinte à la dignité des étudiantes et des étudiants.
C’est la raison pour laquelle des étudiants, des responsables d’établissements d’enseignement supérieur et d’autres acteurs impliqués dans la vie universitaire se sont réunis aujourd’hui à l’Institut supérieur pédagogique (ISP) de Bukavu, à l’occasion d’une conférence-débat consacrée à la prévention des violences et des abus sexuels en milieu universitaire.
Cette activité a été organisée par l’Association des femmes des médias (AFEM) dans le cadre du projet « Médias professionnels et inclusifs pour la promotion de la redevabilité sociale, de la démocratie, de la cohésion sociale et de la bonne gouvernance au Sud-Kivu ». Avec l’appui financier de la coopération Suisse DDC.
Les échanges ont été coordonnés par la professeure Nathalie Nakabanda, enseignante en droit.
Dans son intervention, la professeure a rappelé plusieurs notions essentielles liées à la lutte contre ces violences.
Au-delà des échanges sur l’ampleur du phénomène, cette rencontre a permis aux participants de prendre plusieurs engagements en faveur d’un environnement académique plus sûr.
Parmi les principales résolutions, on compte le renforcement de la sensibilisation au sein des universités, la promotion de la dénonciation des cas de violence sans crainte de représailles et l’accompagnement des victimes.
Les étudiant·es et les responsables se sont engagé·es à devenir des relais de sensibilisation auprès de leurs camarades, dans l’objectif de lutter contre le silence et de punir ces violences.
À travers leurs engagements, les participants espèrent contribuer à la construction d’un milieu universitaire respectueux des droits, de la dignité et de l’intégrité de chaque étudiant.
Les étudiant·es ont recommandé à leurs autorités académiques de mettre en place un comité de suivi, de contrôle et de protection contre les violences basées sur le genre dans les milieux universitaires, afin de faciliter un mécanisme de dénonciation garantissant la protection de la victime.
L’Association des femmes des médias (AFEM), par l’intermédiaire de sa coordinatrice Julienne Baseke, s’est déclarée disposée à accompagner les étudiantes victimes de violences et d’abus sexuels dans les milieux universitaires, en mettant en place un mécanisme sûr et protecteur.
Cette activité a réuni une centaine d’étudiants venus de plusieurs universités de Bukavu, notamment l’Institut supérieur pédagogique, l’Institut supérieur des techniques médicales, l’Institut supérieur de commerce, l’Institut supérieur de développement rural, l’Université officielle de Bukavu et l’Université catholique de Bukavu.
Christelle BARAKA
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