BUKAVU : Les responsables des institutions universitaires et étudiants s’engagent à combattre les violences et abus sexuel en milieu universitaire

Posté par  Cikuru Kadjunga   à       4 heures ago     19 Views     Laisser vos impressions  

Les étudiants et responsables d’instituts supérieurs et universitaires  viennent de s’engager à lutter contre les violences et abus sexuels. Un engagement pris   Ã  l’issue d’une conférence-débat organisée par AFEM avec l’appui de la Coopération Suisse, DDC.

Cette activité rentre dans le cadre du projet : « Une activité qui s’inscrit dans le cadre du projet : « Médias inclusifs et sensibles au genre pour la promotion de la paix et de la gouvernance démocratique au Sud-Kivu », mis en Å“uvre par AFEM avec l’appui financier de la Direction du développement et de la coopération (DDC).

Au cours de cette conférence-débat les participants.es ont identifié certains facteurs favorisant les violences et abus sexuel en milieu universitaire. Parmi eux, ils/elles signalent l’impunité, le trafic d’influence, l’ignorance de la loi,…

Par ailleurs, ces derniers font savoir que ces conséquences affectent plus les étudiantes, avec plusieurs conséquences. C’est notamment des études ou changement d’option, le traumatisme, et parfois l’esprit de culpabilité.

La facilitatrice de ces assises, professeure Nathalie NAKABANDA rappelle que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en son article 1.

Et de rappeler que l’article 13 de la Constitution de la RDC, stipule  qu’aucun Congolais ne peut faire l’objet de discrimination en matière d’éducation, d’accès aux fonctions publiques ou dans toute autre matière, que ce soit par une loi ou un acte du pouvoir exécutif. D’où pour elle, les violences et abus sexuels n’ont pas de place en milieu universitaire.

Pour sa part, Julienne BASEKE, Coordonnatrice de l’Association des Femmes des Médias, AFEM encourage les victimes à dénoncer des cas des violences et abus sexuels. Elle indique qu’AFEM est disposé à orienter, à accompagner les victimes afin que leurs droits soient respectés.

Par ailleurs, elle promet qu’AFEM à la demande des étudiants.es va non seulement continuer avec ces genres de sensibilisation, mais elle va intensifier ces dernières dans les instituts supérieurs et universités de Bukavu.

Les étudiants.es et responsables des instituts supérieurs et universitaires condamnent ces violences et abus sexuel en milieu universitaire, et de rappeler que la loi congolaise sanctionne ces violations des droits humains. Ainsi, chacun.e s’engage selon sa possibilité à combattre ce fléau au sein des institutions supérieures et universitaires.

Engagements des participants.es à la conférence-débat

Gloire ELIYA étudiant à l’Institut Supérieur Pédagogique, ISP, il promet de dénoncer des cas des violences et d’abus sexuels au sein de son institution. Celui-ci propose à AFEM d’intensifier ces genres de sensibilisation au sein des institutions supérieures et universitaires.

Pour Florence HAMULI, fonctionnaire à l’ISP, elle recommande la création d’un comité de suivi et de dénonciation des cas des violences et d’abus sexuels au sein de son institution.

« Nos bureaux restent ouverts pour toutes étudiantes victimes des violences et abus sexuels. Ainsi, je m’engage à accompagner la victime afin que ses droits soient respectés et le bourreau soit sanctionné conformément à la loi Â» promet Florence HAMULI

De son côté, Aline ACIZA, de l’Université Evangélique en Afrique Centrale, UEA promet de restituer ces enseignements à ses amies étudiantes en particulier, afin qu’elles sachent les violences et abus sexuels sont des choses à dénoncer, car ils freinent l’épanouissement de l’apprenant.e.

Barthélemy CIMANUKA, de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales, ISTM il promet de sensibiliser les étudiants.es pour les encourager à dénoncer ces violations des droits de l’homme, ces cas des violences et abus sexuels.

Celui-ci recommande à AFEM non seulement de multiplier ces séances de sensibilisation, mais surtout d’enseigner les étudiants.es les techniques de dénonciation : quand, comment, où dénoncer et à qui ?

Pour sa part, Stella LUNANGA, de l’Institut Supérieur de Commerce, recommande l’organisation des sensibilisations avec des autorités universitaires de la ville de Bukavu afin qu’elles s’engagent dans la lutte.

Enfin, le porte-parole des étudiants de l’ISP Espoir BUSHOBE promet de créer un club des étudiants au sein de son institution, qui se charge de lutter contre les violences et abus sexuels. Il encourage les étudiants.es à dénoncer ces violations sans peur,…

Deo CIKURU

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