Idjwi/Kashofu / Sud Kivu : Mise en place d’un cadre d’échanges des hommes engagés pour promouvoir les bonnes pratiques de la masculinité positive lors de la séance de sensibilisation de AFEM avec l’appui de la Coopération Suisse
35 hommes parmi lesquels, les autorités locales, les chefs religieux, les responsables des organisations de la société civile et mouvements des jeunes s’engagent à mener des actions visant à lutter contre les violences faites aux femmes en adoptant les bonnes pratiques de la masculinité positive.
Ils ont pris cet engagement lors de la séance de sensibilisation organisée à Kashofu dans la chefferie Ntambuka, territoire d’Idjwi par l’Association des Femmes des Médias AFEM jeudi 21 mai 2026 grâce à l’appui de la Coopération Suisse.
Pour la chargée des Programmes de AFEM, l’activité avait pour objectif global de Contribuer à la réduction des cas de violences sexuelles et basée sur le genre à travers la compréhension de la masculinité positive. Cette activité a ciblé uniquement les hommes afin qu’ils soient un modèle de changement et des ambassadeurs de la masculinité positive en commençant par leurs familles respectives, les structures auxquelles ils appartiennent et ensuite leurs différentes communautés.
Pour Nelly Adidja, il existe des violences qui sont parfois accentuées par certaines coutumes rétrogrades et d’autres mauvaises constructions sociales qui donnent à l’homme le pouvoir et qu’il profite à son tour pour placer la femme au second plan.

« Les hommes supposés auteurs de toutes ces pratiques néfastes à l’encontre des femmes, agissent souvent par ignorance et d’autres malheureusement suite au problème de sensibilisation utilisent une masculinité dominante, ce qui écrase les femmes supposées cheminées avec les hommes pour un monde épanoui, une société égalitaire et équitable. Cela se manifeste par la faible considération des femmes à tous les niveaux, les violences conjugales, le partage stéréotypé des responsabilités au sein des ménages et qui pèsent souvent sur les femmes à qui toutes les tâches ménagères sont réservées, la faible implication des femmes dans les grandes décisions au sein des familles par rapport à la gestion des biens, des ressources. Des grandes décisions touchant leurs vies sont souvent discutées à leurs insu : cas des mariages précoces ou forcés ou encore choix de section ou filière académique pour les jeunes filles qui ont la chance de poursuivre le cursus scolaire » a –t-elle renchérit
Le facilitateur Zaza Mutabesha a fait savoir que parmi les principes de la masculinité positive figurent L’égalité des chances, d’opportunités, Le consensus, la responsabilité, Intelligence émotionnelle, la non-violence et l’Education. Il a appelé chaque participant à bien utiliser son pouvoir, en créant un environnement de dialogue et d’intimité pour raviver la flamme de l’amour et prévenir les violences de tout genre au sein des communautés.

Des engagements
Les participant.es ont pris des actions visant à réduire les inégalités dans leurs communautés parmi lesquelles la mise en place d’un cadre d’échanges des hommes engagés pour promouvoir les bonnes pratiques de la masculinité positive. Ces derniers comptent non seulement restituer les notions apprises auprès d’autres leaders mais de prêcher par l’exemple pour impulser le changement.
Notons que cette activité s’inscrit dans le cadre du projet Médias inclusifs et sensibles au genre pour la promotion de la paix et la gouvernance démocratique au Sud-Kivu mis en œuvre par AFEM grâce à l’appui de la Coopération Suisse « DDC »
La rédaction
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