Sud Kivu : Les enfants, toujours présents dans les sites miniers, plus de 5.000 sont signalés

Posté par  Anselme KANGETA   à  , ,      2 heures ago     23 Views     Laisser vos impressions  

Plus de 5.000 enfants sont présents dans des sites miniers au Sud Kivu, selon des enquêtes qui ont été menées par des organisations qui militent pour les droits des enfants. Sur ces statistiques, les enquêtes prouvent que les enfants dont l’âge varie entre 9 et 15 ans constituent 60% et ceux de 15 à 17 ans sont évalués à 40%.

Francisco Cirhuza, expert en gouvernance minière souligne que cette présence a des conséquences très graves sur ces enfants, d’abord, ils sont exploités par les adultes sous plusieurs formes.

Il dénonce l’exploitation sexuelle de certaines filles dans les sites miniers, d’autres enfants sont victimes des violences physiques.

Francisco Cirhuza indique que plusieurs enfants dans les sites miniers transportent des colis qui dépassent leur poids et leur âge, ce qui a des conséquences sur leur santé jusqu’à provoquer le retard de croissance.

En dehors de ces charges, certains enfants sont exploités dans des restaurants de fortune dans et autour des sites où ils ne bénéficient que des repas comme salaire, certains exploités comme esclaves.

Les recherches prouvent que les enfants sont dans les sites miniers à cause de la pauvreté, d’autres portent les charges de leurs familles, d’autres parce qu’ils ont abandonné les études.

L’expert en gouvernance minière propose des stratégies, en commençant par sanctionner les contrevenants, à la police des mines, d’y ajouter la police de la protection de l’enfant.

« Il faut renforcer les contrôles conjoints entre les services miniers, les coopératives, elles peuvent jouer le rôle de la police, je propose aussi qu’on associe la police de la protection de l’enfant partout où les activités minières se déroulent. Ceci dans l’objectif de surveiller la présence des enfants, il faut aussi retirer ces enfants de ces sites pour les épargner  des travaux lourds, comment les retirer ? C’est possible avec la coordination des efforts entre les partenaires, entre les services techniques, entre les organisations de la Société Civile, entre toutes les personnes impliquées dans le secteur minier. Il faut aussi assurer le retour de ces enfants et les accompagner à l’école, ici, l’état doit construire des écoles suffisantes, c’est par exemple dans chaque entité une école de l’état afin que les enfants bénéficient de la gratuité de l’enseignement primaire. » Martèle l’expert en gouvernance minière

Francisco Cirhuza appelle les coopératives à exécuter des projets de développement dans les entités où elles exercent, c’est le cas de la construction des écoles, des centres de santé et des marchés.

Une fois les écoles construites, les enfants ne vont plus parcourir des longs trajets pour aller à l’école, l’une des causes d’abandon scolaire dans plusieurs villages selon le rapport de l’enquête.

Pour finir, l’expert en gouvernance minière souligne qu’un enfant n’a pas des places dans les sites miniers.

Anselme KANGETA

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