Sud Kivu : Les incendies, invités indésirables pendant la saison sèche, plus des 1000 ménages sans abris à Cahi
A chaque saison sèche, la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, devient le théâtre de nombreux incendies, laissant derrière eux des scènes de dévastation et de désolation.
Les flammes se succèdent, semant la panique au sein des populations désemparées face à l’ampleur des dégâts. Des habitations modestes comme des bâtiments plus imposants sont la proie des flammes, réduisant en cendres les maigres ressources de nombreuses familles.
Le bilan est souvent lourd, tant en pertes humaines qu’en dégâts matériels. Pour ce seul mois de juin 2026, plusieurs cas d’incendies ont déjà été enregistrés, avec plus de 200 maisons parties en fumée.
Ce qui a poussé près de 1000 ménages à rester sans abris au quartier Cahi dans la commune de Bagira où sur avenue Camp Régie 104 maisons sont parties en fumée lors de l’incendie qui s’est déclaré mardi 9 juin 2026.
Sur avenue Risasi, toujours au quartier Cahi, plus de 40 maisons ont été frappées jusqu’à pousser plus de 100 familles à rester sans abris depuis lundi 22 juin 2026 pendant la soirée.

Face à ce véritable calvaire, les interrogations se multiplient. Quelles sont les causes de ces incendies ? Qui en sont les responsables ? Pourquoi les mêmes quartiers sont-ils régulièrement touchés ? Pourquoi les pouvoirs publics peinent-ils à mettre fin à ce phénomène ? Autant de questions qui préoccupent une population plongée dans l’angoisse et l’incompréhension.
Parmi les causes évoquées figurent l’inefficacité de certaines institutions et les insuffisances en matière de gouvernance. Les défaillances dans la prévention des risques, le non-respect des normes urbanistiques lors des constructions et la pénurie d’eau observée durant la saison sèche semblent favoriser la propagation rapide de ces incendies à répétition.
D’autres défis, c’est l’insécurité qui bat son plein dans les territoires, avec l’exode rural, plusieurs compatriotes se sont déplacés jusqu’à Bukavu où ils n’ont ni frère, sœur et ami, ni emploi.
Les maigres moyens qu’ils ont, les poussent à construire n’importe où sans analyser les risques, ce qui fait à ce que certains quartiers sont toujours victimes.
Plus grave encore, certaines rumeurs font état d’actes de malveillance qui seraient perpétrés par des individus mal intentionnés des milieux touchés.
La société civile du Sud Kivu appelle la population à faire plus preuve de prudence durant cette période de saison sèche, surtout éviter la connexion à plusieurs sources d’énergie.
Les autorités sont désormais appelées à agir avec célérité et fermeté. Des enquêtes approfondies s’avèrent indispensables afin de faire toute la lumière sur ces drames et d’identifier les responsabilités.
Elie KALUNGA
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