Sud Kivu : Les lois sur la protection des enfants doivent être appliquées afin de les épargner de toute exploitation « Marie Magdala Mukakala »

Posté par  Anselme KANGETA   à  , ,      12 heures ago     58 Views     Laisser vos impressions  

Alors que l’humanité célèbre le 12 juin 2026 la Journée mondiale contre le travail des enfants, dans l’objectif d’appeler à l’intensification des actions concrètes visant à éliminer l’exploitation des enfants, le travail des enfants demeure une réalité préoccupante en République Démocratique du Congo en général et au Sud Kivu en particulier.

Les enfants sont impliqués dans diverses activités, notamment le petit commerce, les travaux domestiques, le travail dans les débits de boissons et les boîtes de nuit ainsi que l’exploitation dans les sites miniers et la prostitution.

Ces activités figurent parmi les formes de travail auxquelles de nombreux enfants sont encore soumis au Sud-Kivu.

Face à cette situation, plusieurs défenseurs des droits humains estiment que la responsabilité de la protection des enfants est partagée entre l’État congolais, les parents et d’autres structures d’encadrement comme les écoles, les églises et les organisations communautaires.

Pour Marie Magdala Mukakala, défenseure des droits de l’enfant et coordinatrice de l’organisation Vie Épanouie, les parents devraient continuer à faire preuve de sacrifice pour garantir l’avenir de leurs enfants malgré le contexte difficile actuel.

Quant à l’État congolais, elle demande d’assumer pleinement ses responsabilités en faveur de l’intérêt supérieur et de la protection des enfants.

« Le travail des enfants au Sud Kivu aujourd’hui, c’est vraiment une réalité qui s’aggrave de plus en plus par la pauvreté des ménages, le conflit armé, le déplacement des populations, l’insuffisance de la protection sociale et certaines pratiques socio-culturelles qui continuent à banaliser l’exploitation économique des enfants. L’Etat est appelé aujourd’hui à renforcer l’application des lois relatives à la protection de l’enfance, parce que c’est une loi qui existe et qui a été promulguée, l’application de ces lois peine à s’exécuter, c’est pourquoi, l’état est appelé également à assurer un accès à l’éducation de qualité et mettre en place des mécanismes qui vont permettre une protection sociale efficace. Je demande aux employeurs et aux acteurs économiques de pouvoir respecter les normes nationales et internationales qui interdisent le travail des enfants parce qu’aujourd’hui, il ya des adultes, des employeurs qui continuent à exploiter les enfants dans des travaux même pénibles, ce qui ne pas conforme à ce que dit la loi. Â» S’inquiète Marie Magdala Mukakala

Marie Magdala Mukakala encourage en outre tous les acteurs engagés dans la protection de l’enfance à intensifier leurs actions de prévention dans l’objectif de permettre à chaque enfant de bénéficier d’un développement harmonieux.

Instituée en 2002 par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), dans le cadre de l’application de la Convention n°182 sur les pires formes de travail des enfants, adoptée  par les nations unies en 1999, cette journée est célébrée cette année 2026 sous le thème : « Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes ».

Elie KALUNGA / Anselme KANGETA

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