Bukavu : Plus de 700 ménages sans abris après un grave incendie déclaré à Camp-Régie où 104 maisons sont parties en fumée
104 maisons sont parties en fumée lors d’un incendie qui s’est déclaré sur avenue Camp-Régie, au quartier Cahi dans la commune de Bagira à Bukavu, mardi 9 juin 2026. Cette catastrophe pousse plus de 700 ménages à rester sans abris et les membres de ces familles passent la nuit dehors à la merci des intempéries exposés au soleil et parfois à la pluie.
Sur place, les femmes, les hommes et les jeunes ainsi que les enfants pleurent les biens calcinés lors de cette catastrophe par le fait qu’aucune famille n’a sauvé les biens importants.
Les habits, les postes téléviseurs, les matelas, les maisons, les chaussures, les fournitures scolaires, les chaises, les ustensiles de cuisine et d’autres biens ont été réduits en cendre.
Difficile pour les victimes de sauver les biens à cause de la promiscuité dans laquelle, elles vivent car les maisons sont superposées les unes sur les autres, ce qui fâche, est que ceux qui se sont fait passer pour des secouristes ont volé les biens.
Toutes les femmes rencontrées sur le lieu de la catastrophe appellent les autorités, les humanitaires et les personnes de bonne volonté à apporter de l’assistance d’urgence comme des bâches, de la nourriture, de l’eau et des médicaments.

« C’était très grave, je pleure car je n’ai rien sauvé, tous les biens de la maison ont été calcinés, même les habits, je n’ai pas, le seul habit que je porte est le seul que j’ai jusqu’à présent. Nous demandons aux autorités, aux personnes de bonne volonté et aux humanitaires de nous apporter de l’aide, même des bâches pour nous protéger contre le soleil et d’éventuelles pluies. » Alerte Ciza Badesire, victime de la catastrophe
Les acteurs de la société civile estiment que les services de cadastres devraient s’activer à Camp-Régie dans l’objectif de limiter les conflits parcellaires, surtout que plusieurs ne peuvent plus très bien identifier leurs limites avec précisions.
Il sera aussi question de les orienter afin d’éviter les constructions anarchiques, situation qui ne permet pas de sauver des biens en cas de catastrophe comme c’était le cas à Camp-Régie.
Déjà , c’est le service de vente des morceaux des fers communément appelé « Mabende » qui s’invite sur le lieu de la catastrophe où les victimes vendent des tôles et d’autres fers à la recherche du pain.
Cette catastrophe vient susciter le débat autour des incendies qui sont déclarés à Bukavu et ses environs pendant la saison sèche, c’est pourquoi, des grandes précautions doivent être prises dans l’urgence.
Anselme KANGETA
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