KALEHE/Luzira : Transformer une forte demande locale en opportunité économique : AFEM forme huit femmes à la production de chapatis

Posté par  Gloire KOKO   à  ,      7 heures ago     26 Views     Laisser vos impressions  

L’espoir prend une nouvelle forme à Luzira. Huit femmes vulnérables ont officiellement commencé aujourd’hui leur formation professionnelle en pâtisserie, dans le cadre de la filière de production de chapatis, des pâtes grillées. Cette initiative est mise en Å“uvre par l’Association des femmes des médias (AFEM), avec le soutien de son partenaire Norwegian Church Aid (NCA), dans le cadre de son programme d’autonomisation économique des femmes et des filles vulnérables. Cette activité a eu lieu en juin 2026.

Cette nouvelle cohorte est composée de femmes confrontées à diverses situations de vulnérabilité : veuves, déplacées internes, survivantes de violences basées sur le genre, filles mères, femmes en situation de handicap et cheffes de ménage sans revenus stables. Grâce à cette formation pratique, elles pourront acquérir des compétences techniques directement valorisables dans leur environnement économique.

Le choix de la filière chapati répond à une réalité du marché local. Très appréciés et largement consommés dans la région de Kalehe, les chapatis figurent parmi les produits alimentaires les plus demandés au quotidien. Pourtant, les personnes capables de les produire de manière régulière et professionnelle sont peu nombreuses dans la région. Cette situation crée une opportunité économique importante pour les participantes, qui pourront, à terme, répondre à une demande croissante tout en développant leurs propres activités génératrices de revenus.

Durant leur formation, ils apprendront les différentes techniques de préparation, de pétrissage, de cuisson et de conservation des chapatis, ainsi que les notions de base de la gestion financière et de la commercialisation. L’objectif est de leur permettre de maîtriser l’ensemble de la chaîne de production afin de transformer cet apprentissage en une source de revenus durable.

Cette activité s’inscrit dans une stratégie plus large portée par l’AFEM, qui vise à renforcer la résilience économique des femmes affectées par les crises sécuritaires et humanitaires touchant l’est de la République démocratique du Congo. En offrant des opportunités concrètes de développement des compétences et d’insertion économique, l’organisation contribue à réduire les risques d’exclusion, de dépendance économique et d’exposition aux violences.

Au-delà de l’acquisition d’un métier, cette formation leur offre l’occasion de retrouver confiance en leurs capacités, de renforcer leur autonomie financière et de contribuer activement au développement de leurs familles et de leurs communautés.

À Luzira, ces huit femmes ouvrent aujourd’hui une nouvelle page de leur histoire. Grâce à leur détermination et à l’accompagnement dont elles bénéficient, elles pourraient bientôt devenir des références locales dans la production de chapatis et inspirer d’autres femmes à suivre la voie de l’autonomisation économique.

Former une femme à un métier, c’est lui donner les moyens de bâtir son avenir et celui de sa communauté.

Théophile Chenyange

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