RDC : 491 cas de violation des droits humains rapportés par le BCNUDH au mois d’aout 2026
La situation des droits humains en République Démocratique du Congo demeure préoccupante et reste largement tributaire de la détérioration de la situation sécuritaire, particulièrement dans l’Est du pays.
D’après le rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) sur la situation des droits humains en République Démocratique du Congo, rendu public mercredi 4 novembre 2026, le mois d’août a été marqué par des attaques perpétrées par plusieurs groupes armés.
C’est notamment le Front pour la Refondation de la Nation FRN, les Forces Démocratiques Alliées (ADF), la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO) et la Convention pour la Révolution Populaire (CRP).
Cette période a également été caractérisée par des affrontements entre ces groupes armés et les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Au cours de cette période, le BCNUDH a documenté 491 violations et atteintes aux droits humains, ayant fait au moins 1.264 victimes, dont 670 hommes, 358 femmes, 119 enfants et 117 personnes dont le genre et l’âge n’ont pas été identifiés.
Ces chiffres représentent une augmentation d’environ 6 % par rapport au mois de juillet, au cours duquel 464 violations et atteintes avaient été documentées.
Pour le BCNUDH, cette hausse témoigne de la persistance des conflits dans l’Est du pays, notamment en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.
Dans ces provinces, les attaques meurtrières menées par des groupes armés contre les populations civiles et les affrontements entre les forces étatiques et ces groupes, se poursuivent et s’intensifient, avec de graves conséquences sur les populations civiles.
Par ailleurs, le nombre de personnes déplacées internes en République Démocratique du Congo est passé d’environ 5,8 millions à la fin du mois de juillet 2026 à 6,1 millions à la fin du mois d’août de la même année, soit une augmentation de près de 300.000 personnes, représentant une hausse de 5,2 %.
Le BCNUDH souligne que la majorité des violations et atteintes documentées concernent les arrestations arbitraires et d’autres violations du droit à la liberté et à la sécurité de la personne, les mauvais traitements, les blessures par balle ou par arme blanche, les meurtres et autres homicides, ainsi que les extorsions, les pillages et autres formes de vol.
Le rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme conclut que les groupes armés sont demeurés les principaux auteurs de violations et d’atteintes aux droits humains dans les zones touchées par les conflits.
Elie KALUNGA
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