RDC : Une campagne lancée contre les crimes entre 1993 et 2003 « 6 millions de voix pour la justice au Congo »
Amnesty International lance la campagne « 6 millions de voix pour la justice au Congo », nouvelle initiative en faveur de l’établissement des responsabilités pour les crimes de droit international.
Six millions de personnes à travers le monde sont invitées à signer une pétition lancée par Amnesty International vendredi 19 juin afin de demander justice pour les victimes du conflit en République Démocratique du Congo qui dure depuis plus de 30 ans et a fait environs 12 millions des morts.
La campagne « 6 millions de voix pour la justice au Congo » de l’organisation de défense des droits humains réclame la création d’un mécanisme judiciaire international qui serait chargé d’enquêter sur les crimes de droit international commis par des membres de forces congolaises et étrangères de sécurité, des groupes armés et d’autres acteurs entre 1993 et 2003.
Ces combats brutaux ont eu un effet dévastateur sur les civiles, caractérisés par des attaques répétées contre ces populations et par le déplacement de millions de personnes.
Le viol a été utilisé comme arme de guerre, détruisant d’innombrables vies et causant traumatismes et blessures à des milliers de femmes et de filles.
Le président Félix Tshisekedi a affirmé qu’il est engagé en faveur de la justice, c’est pourquoi, il devrait traduire ses paroles en actes, et travailler avec l’Union Africaine et les Nations unies afin de créer un mécanisme judiciaire international digne de ce nom.
Qui serait chargé d’enquêter sur les crimes de droit international commis entre 1993 et 2003, parmi lesquels des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité et amener les responsables présumés à rendre des comptes.
Les autorités doivent aussi veiller à ce que les victimes bénéficient de réparations, notamment sous forme d’indemnisation, de réadaptation, de satisfaction et de restitution.
La campagne d’Amnesty International réclame : l’adoption de la loi relative à la création de ces chambres mixtes au sein des cours d’appel de la RDC, qui seront aptes à juger tous les crimes de droit international commis sur le territoire de la RDC et l’établissement d’un tribunal dont les juges et les personnels seront congolais et étrangers, qui sera compétent pour juger les crimes commis durant les guerres que le Congo a connues entre 1993 et 2003.
Une génération entière de Congolais n’a connu rien d’autre que le conflit, qui leur a volé leurs droits humains a fracturé leur vie et limité leur futur déplore Amnistie Internationale.
Cette campagne demande aussi que la RDC fasse du 1er octobre une journée annuelle de réflexion et d’action sur les crimes de droit international commis sur son territoire.
Cette date fait référence au jour où les Nations unies ont publié leur rapport du projet Mapping en 2010 qui a recensé des violations des droits humains de grande ampleur, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, commis en RDC entre 1993 et 2003.
Un grand nombre de ses recommandations, notamment l’établissement d’un mécanisme judiciaire spécial, n’ont toujours pas été mises en œuvre.
Anselme KANGETA
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